Alors qu'il avait annoncé viser la Champions League en fin de saison, Gérard Bourgoin, le président de l'AJ Auxerre vit une saison particulièrement difficile. Englué dans le bas du classement, éliminé des deux coupes nationales, le club bourguignon va vivre une fin de saison à craindre une relégation en Ligue 2.
Et quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, c'est généralement l'entraineur qui trinque. Cette année, on a même vu des entraineurs virés alors qu'ils étaient en tête du championnat. Mais cette philosophie n'est pas celle du président auxerrois. Il veut croire en lui même s'il reconnait certaines erreurs dans sa politique sportive au quotidien.
" Je n’ai appelé personne ! En revanche, Guy Roux et d’autres, j’en ai entendu pas mal, ont dit qu’il fallait changer d’entraîneur. Mais ce n’est pas ma stratégie, ni mon éthique. Et on a vu ce que ça a donné à Lens quand ils ont viré Guy après cinq journées, pris Papin et fini avec un troisième pour finalement être relégué. Il est trop gentil. Trop joueur. De tous les entraîneurs que j’ai connus, il est celui qui répond toujours qu’il s’adaptera. Il est peut-être un peu trop bonbon."
Laurent Fournier peut-être rassuré, d'autant plus que l'AJA n'a jamais limogé dans son histoire un entraineur en cours de saison.
Stéphane Gardent,
MadeInFOOT.com