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Lundi 6 Avril

Amiens - Steven Mendoza : "C'est beaucoup plus physique que ce que j'avais imaginé" (exclu Madein)

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Amiens - Steven Mendoza : 'C'est beaucoup plus physique que ce que j'avais imaginé' (exclu Madein)
Steven Mendoza tire la langue lors de la réception d'Angers au stade de la Licorne. AMIENS EXCLU MADEIN MENDOZA STEVEN MENDOZA

Voilà un an, presque jour pour jour (le 17 janvier 2018), que Steven Mendoza a posé ses valises à Amiens. Après des passages au Brésil, en Inde et aux Etats-Unis, le colombien avait fait d'un transfert en Europe une priorité. Ambitieux, il projette désormais de découvrir les compétitions les plus prestigieuses du vieux continent, mais reste conscient des progrès qu'il lui reste à accomplir. Avant de rêver plus grand, l'attaquant de 26 ans va devoir terminer son adaptation à un championnat bien plus exigeant que ce à quoi il s'attendait et où il a encore beaucoup à prouver (3 buts en 25 matchs de Ligue 1 au total).


MadeinFOOT : Votre parcours, jalonné de nombreux transferts à travers le Monde, est atypique. Que pouvez-vous en ressortir aujourd’hui ?
Steven Mendoza : "C’est vrai que j’ai une carrière à risques. J’ai beaucoup voyagé, mais j’ai beaucoup appris de tout ça. Je suis plus fort mentalement. Culturellement parlant, j’ai appris énormément de choses, que ce soit en Inde, aux Etats-Unis ou au Brésil."

Et en France ?
"La culture est différente, les gens sont plus fermés ici. Au niveau du climat aussi, c’est très différent, très différent (il insiste). J’aime le soleil, comme tout le monde, mais ça a été un changement radical. On s’adapte."

Sur le plan de votre carrière, pensez-vous avoir perdu du temps ?
"J’aurais aimé venir en Europe plus tôt. Jouer la Champions League, ça a toujours été un rêve pour moi. J’aurais préféré venir ici deux, trois ans plus tôt ; ça m’aurait permis de découvrir le très haut niveau plus tôt. Mais je vais continuer à travailler et, avec de la réussite et l’aide de Dieu, j’y arriverai."

Vous avez donc l’intention de vous fixer en Europe.
"Oui, c’est logique. C’est pour ça que je suis venu. J’ai des objectifs à atteindre ici."

Quelles différences pouvez-vous observer entre la Ligue 1 et les autres championnats dans lesquels vous avez évolué ?
"Au Brésil, par exemple, je trouvais ça plus technique. On avait plus le ballon dans les pieds et plus de temps pour évoluer avec. Plus de temps de récupération, aussi. Ici, en France, c’est beaucoup plus physique : il faut courir beaucoup plus, il y a plus de contacts… Je pense même que c’est plus physique qu’en Premier League !"

Vous ne vous attendiez pas à ça ?
"Non, pas vraiment… J’avais pour habitude de regarder Lyon, Marseille ou Paris ; des clubs qui produisent du beau jeu. C’est ce qui m’a donné envie de venir en France. Mais depuis que je suis ici, je me rends compte que c’est beaucoup plus physique que ce que je m’étais imaginé."

Vous êtes arrivé à Amiens en janvier 2018. Quel bilan pouvez-vous faire de cette première année ?
"C’était une année un peu bizarre. Je m’étais fixé des objectifs que je n’ai pas totalement atteints sur le plan personnel. J’étais un peu déboussolé au début, j’avais besoin d’un temps d’adaptation. Mais, physiquement, je suis très bien. Je veux aider l’équipe, je pense faire du bon travail et je vais continuer."

Quelle est votre relation avec l’entraîneur Christophe Pélissier ?
"Il parle espagnol, donc ça m’aide beaucoup. On arrive à communiquer comme ça. Il me fait énormément confiance. Le capitaine, Prince Gouano, m’aide beaucoup aussi (ils peuvent échanger en portugais, ndlr)."

Amiens compte seulement un point d’avance sur la zone rouge. Cette situation vous inquiète-t-elle ?
"Non, je suis très confiant. Mais on n’est pas tranquille non plus, on sait qu’il va falloir travailler dur. Sans travail, on n’obtient rien."

Vous présentez un profil d’attaquant polyvalent. À quel poste vous sentez-vous le mieux ?
"J’ai joué attaquant axial quand j’étais à New York. À Amiens, je joue sur le côté gauche, mais ça me demande plus d’efforts dans ce championnat. J’aimerais attaquer et défendre un peu moins, pouvoir faire la différence balle au pied sans ressentir la fatigue accumulée à force de défendre."

Vous imaginez-vous rester à Amiens sur le long-terme ?
"C’est Dieu qui choisit. Moi, je crois en mon travail. J’aimerais jouer dans une grande équipe, jouer pour la Colombie. Mes projets, ce sont la sélection et une grande compétition européenne. Si je pouvais faire ça à Amiens, je le ferais, mais je pense que c’est compliqué de jouer l’Europe ici..."

Avez-vous été contacté par d’autres clubs cet hiver ?
"Je n’ai eu aucun contact direct, mais je pense que mon agent et Amiens, oui. Plusieurs clubs se sont montrés intéressés, mais je n’ai aucun nom à donner. Amiens sait que je veux jouer dans un grand club dans ma carrière, mais pour l’instant il n’y a rien à annoncer."

Que vous manque-t-il, d’après vous, pour aller taper à la porte de ces grands clubs ?
"Il faudrait que j’enchaîne les matchs, déjà, que je joue plus. Je dois encore m’adapter au football français. Après, il me faudrait évidemment plus de buts, plus de passes décisives."

Vous êtes-vous fixé des objectifs chiffrés pour cette fin de saison ?
"J’ai déjà fait une saison avec 10 buts et 5 passes décisives. C’est difficile, mais j’y crois. Je m’entraine fort pour y parvenir. J'aimerais atteindre les 10 buts à la fin de la saison. C'est difficile, mais si je continue à travailler, ça viendra."