Argentine - Jorge Sampaoli raconte son calvaire et ses "souffrances"

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Argentine - Jorge Sampaoli raconte son calvaire et ses 'souffrances'
Sampaoli raconte son aventure avec l'Argentine ARGENTINE SAMPAOLI

Limogé après l'élimination en huitième de finale de la Coupe du Monde face à l'Équipe de France (4-2), Jorge Sampaoli est revenu sur le fiasco argentin en Russie. L'entraîneur évoque notamment sa grande "souffrance" à chaque rencontre de l'Albiceleste...

Presque 4 mois après son dernier match en tant que sélectionneur de l'Argentine, Jorge Sampaoli est sorti du silence, dans les colonnes de Marca, pour raconter son échec cuisant durant la Coupe du Monde. L'entraîneur de 58 ans, aujourd'hui libre de tout contrat, évoque notamment la trop grosse pression mise sur l'Albiceleste.

"Le poids sur les épaules de cette équipe était trop lourd, nous avons tous été poussés vers une obligation de gagner qui a fait qu'il était difficile de faire surgir le talent" explique-t-il. "Le travail était très difficile car il n'y avait qu'une seule option : être champions du monde. Avoir cette obligation qui passe avant le match lui-même, cela rendait tout plus complexe". Le technicien évoque notamment "l'hystérie de l'immédiateté" concernant les objectifs fixés par sa Fédération. "Nous devions trouver un équilibre pour que cette obligation de gagner ne génère pas encore plus d'anxiété. Chaque match était une souffrance".

"Je n'ai pas grand chose à me reprocher"

Même s'il reste déçu des résultats, Sampaoli affirme qu'il n'a "pas grand chose à se reprocher". "Nous avions un besoin immédiat de résultats. Des joueurs présents au Brésil (en 2014), finalistes du Mondial, étaient là. J’ai misé sur le court terme avec eux. Mais nous surveillions 100 joueurs, à court, moyen et long terme. (...) J’ai mis beaucoup de cœur et j’ai été honnête, mais nous n’avons pas réussi. Je n’ai pas grand-chose à me reprocher. J’ai beaucoup appris pour l’avenir dans l’adversité. Les critiques ont été à la hauteur des attentes qu’il y avait. (...) Mais je n’en veux à personne (...). Je suis responsable de ne pas avoir pu donner mon style à l’équipe, ce que je ressens footballistiquement. Cela me servira pour l’avenir, parce que je veux profiter du jeu."

Conscient de toutes les attentes autour de sa personne : "95% des gens pensaient que Jorge Sampaoli pourrait offrir à l'Argentine le titre de champion du monde. Quand on a échoué, les critiques se sont abattues. Mais je n'ai aucune rancune envers qui que ce soit", Sampaoli a aussi évoqué la pression bien trop importante sur les épaules de Lionel Messi. "Il a souffert comme personne. Le meilleur joueur du monde était très dévoué. Dans son club, il a une grande stabilité. Mais quand il arrive en Argentine, il faut qu'il gagne quoi qu'il arrive, avec une grande hystérie collective. Ce n'est pas possible. S'il ne gagne pas, c'est lui qui concentre toutes les critiques. Donc vous ne pouvez ni jouer, ni profiter". Les maux de l'Argentine sont bien profonds !