ASM - Leonardo Jardim sort du silence

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ASM - Leonardo Jardim sort du silence
Leonardo Jardim se confie sur son départ de l'AS Monaco.

Licencié pour la deuxième fois de l'AS Monaco, Leonardo Jardim défend son bilan sportif et rejette la responsabilité du mauvais début de saison de son équipe sur ses dirigeants. C'est sur l'un d'entre-eux, le vice-président Oleg Petrov, que se concentre l'amertume du technicien portugais...

Moins d'une semaine après l'officialisation de son départ de l'AS Monaco, le deuxième en à peine plus d'un an, Leonardo Jardim se confie dans une interview fleuve à L'Equipe, pour "rétablir certaines vérités et laisser, ensuite, Monaco faire son chemin tranquillement". Débarqué au terme d'une première partie de saison convenable (8 victoires, 4 nuls, 6 défaites), mais plombée par des débuts catastrophiques (3 points pris sur les 6 premières journées), il déplore la gestion du mercato estival par ses dirigeants. "La saison actuelle est très mal partie, nous n'avons constitué l'équipe qu'à la fin août et mis à la poubelle la présaison, comme tout le monde le sait", lâche Jardim, égratignant au passage Oleg Petrov. "Même le vice-président du club a pris la responsabilité de ce mercato tardif."

Pour faire bouger les choses, le technicien s'est mis en danger quelques jours après la reprise. "À la mi-août, j'ai demandé à partir parce que je ne voulais pas disputer une deuxième fois le maintien. J'ai été bien clair : si le club veut que je parte, je pars", explique Jardim, rassuré dans la foulée par les arrivées successives de Bakayoko, Slimani ou encore Maripan. "C'est pour ça qu'on a pris deux points par match sur les treize journées suivantes." Mais ce bilan n'a pas suffi à convaincre le board monégasque, qui l'a licencié pendant les fêtes. "Étonné" par le choix de sa direction, il semble en vouloir davantage à Oleg Petrov qu'à Dmitri Rybolovlev, qui est "toujours resté droit" avec lui.

Jardim en veut à Petrov

Petrov, qui a remplacé Vadim Vasilyev fin février soit quelques jours après le retour sur le banc de Jardim, n'a semble-t-il jamais affiché la volonté d'intégrer l'entraîneur portugais à son projet. "Sincèrement, de mon côté, je n'ai jamais senti que j'étais son entraîneur. À ses yeux, j'ai toujours été l'entraîneur du président et peut-être de Vadim, avant. La décision qui a été prise, c'est un peu la conséquence de cela", confie Jardim, qui réfute par ailleurs l'argument financier présenté par Petrov pour justifier son départ (son premier licenciement avait coûté 8 M€ d'indemnités, le second un peu moins). "J'ai travaillé pendant soixante-deux mois à Monaco, et j'ai sans doute été le moins cher des trois derniers entraîneurs de l'ASM, si on rapporte les sommes versées au nombre de mois travaillés. Là aussi, on évoque des sommes qui ne sont pas exactes."

S'il laisse transparaître une certaine rancune vis-à-vis de Petrov, Jardim n'en reste pas moins confiant sur la suite de la saison de ses anciens poulains. "J'étais plus inquiet la première fois, parce que j'avais peur que l'équipe ne descende. Cette fois, l'équipe ne va pas descendre. Si tout marche normalement, elle va monter sur le podium." Quant à son propre avenir, il se garde bien de donner la moindre indication. Mais il fait peu de doutes qu'il aura des sollicitations dans les jours à venir.