ASM - Vadim Vasilyev revient sur son licenciement

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ASM - Vadim Vasilyev revient sur son licenciement
Vadim Vasilyev est revenu sur son licenciement de l'AS Monaco.

Licencié par le président Dimitri Rybolovlev en février dernier, l'ancien vice-président de l'AS Monaco Vadim Vasilyev s'est exprimé pour la première fois depuis cet événement.

Arrivé à l'AS Monaco en janvier 2013 dans le rôle de bras droit du président monégasque, Vadim Vasilyev a gravi les échelons un à un avant d'occuper le poste de vice-président. Devenu un dirigeant important et aux responsabilités nombreuses, il a été désigné coupable des mauvais résultats du club du Rocher cette saison, provocant ainsi son licenciement. Très affecté, il a tout de même compris ce choix fort, comme il le raconte dans les colonnes de L'Equipe : "Dans son communiqué, le président a clairement dit que les résultats étaient décevants. Il voulait changer quelque chose. Cela été dur pour moi, un vrai choc. La cicatrice sera toujours là" explique t-il d'abord, puis d'ajouter : "Mais il voulait reconstruire ce club autour d'une nouvelle équipe et il a fait un choix fort. C'est le droit d'un patron. C'est son club, son argent et je comprends. Il a fait le choix fort de rappeler Leonardo Jardim, qui est d'ailleurs pour moi un très grand entraîneur. Le président est toujours passionné et ambitieux pour l'ASM, je lui souhaite le meilleur dans cette aventure."

Près de trois mois après, il concède que cette étape est digérée, bien que "les premières semaines ont été très lourdes". Cet état de choc dont il fait part, Vadim Vasilyev le justifie en partie par sa surprise. "À partir de janvier, j'ai vu que le président était plus que mécontent de la situation et cela pouvait se comprendre. Mais, non, je n'ai pas vu venir le coup, même si, quelques jours avant l'annonce de mon départ, là, oui, je savais. J'ai toujours su qu'un jour on raterait une saison mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit aussi catastrophique. C'est la preuve que tout peut basculer très vite dans le football. Regardez Lille : 17e la saison dernière, 2e cette saison" confie t-il. Bras droit de Rybolovlev, il est avant tout son ami. Après un tel choix, il avoue à demi-mot que leur relation est en quelque sorte en "stand-by" : "On laisse le temps faire les choses. Ce qui s'est passé est professionnel et non personnel. Notre relation a été mise à l'épreuve, ça arrive. Pour réussir dans le business, il faut être fort et prendre des décisions fortes. Le président a réussi dans sa vie. Il assume ses choix."

"C'était une idée risquée et on le savait"

Derrière ce licenciement se cache en réalité un enchaînement de décisions remises en cause après coup. Un enchaînement de faits qui, tous cumulés, ont mené le président russe du club se séparer de Vasilyev. Interrogé sur son choix de remercier Jardim en début de saison, l'ancien vice-président asémiste reconnaît que le président a estimé qu'il s'agissait d'une erreur : "Oui, bien sûr. Il l'a dit clairement. Mais à ce moment-là, on savait très bien pourquoi on prenait cette décision. Cette décision était la mienne mais elle a été validée, évidemment. Il fallait faire quelque chose. Si c'était à refaire, je ferais pareil et je proposerais la même chose au président". Malgré la tournure prise par les événements, il ne regrette en aucun cas son choix. "Non. J'ai pris cette décision et le président était d'accord. Jardim lui-même ne m'en a jamais voulu : la preuve, on est restés amis. Mais je comprends la réaction du président. C'est moi qui étais à l'initiative de cette décision."

Concernant l'arrivée de Thierry Henry dont il a été le principal décisionnaire, il estime que l'ancien international français a eu affaire à de trop nombreuses conditions délicates : "C'était une idée risquée et on le savait. S'il avait réussi, cela aurait été un truc incroyable et une magnifique histoire. On ne peut pas juger Henry sur le peu de temps qu'il a passé à Monaco (trois mois et onze jours). Il a dû faire face à un concours de circonstances très défavorable. À ce moment-là, on était l'équipe qui avait le plus de joueurs blessés dans toute l'Europe (jusqu'à dix-sept). Il n'avait pas le choix pour faire son équipe" explique t-il, avant de poursuivre : "J'aurais aimé lui donner plus de temps, qu'il récupère les blessés et qu'il fasse au moins la demi-finale de la Coupe de la Ligue, à Guingamp (2-2, 4-5 aux t.a.b. le 29 janvier). Il aurait peut-être pu gagner un ticket pour la Ligue Europa. Le président a fait son choix". Aujourd'hui, s'il prend le temps de la réflexion sur son avenir, l'homme d'affaires russe sait toutefois qu'il veut rester dans le milieu footballistique. "Je veux rester dans le foot. J'ai exercé pas mal de métiers mais c'est, de loin, le plus passionnant et le plus excitant. Je réfléchis, je ne veux rien précipiter. Les pistes sont différentes, il ne faut pas se tromper."