Bastia - Cioni explique le départ de Cahuzac et sa difficile adaptation à Toulouse

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Bastia - Cioni explique le départ de Cahuzac et sa difficile adaptation à Toulouse
Gilles Cioni peine à s'adapter au nouveau maillot violet de Yannick Cahuzac TFC BASTIA CIONI CAHUZAC

Au moment d'évoquer le cas de Yannick Cahuzac devant les journalistes de So Foot, Gilles Cioni souffle. La défenseur est resté à Bastia pendant que son ami est parti à Toulouse... Un déchirement nécessaire : "qu’est-ce qu’il devait faire ? Yannick et Jean-Louis sont restés au bout du bout. Pour Yannick, ça a été quelque chose d’atroce. C’est une grande fierté d’être capitaine pour moi, mais ça n’aurait pas dû se finir comme ça." Devant le douloureux naufrage du Sporting, Cioni a vu des capitaines s'en aller : "j’étais censé aller au bout avec mon ami Yannick comme capitaine, comme pendant sept ans. Jusqu’à ce qu’il tire sa révérence." Retour en Ligue 2 puis en N3, difficultés pour reprendre le club... Yannick Cahuzac a fait son choix : "quand il a eu cette offre de Toulouse, il nous a demandé ce qu’on pensait. Je lui ai dit qu’il devait rebondir en Ligue 1. Il s’est posé énormément de questions."

La décision s'est prise entre amis, et sans heurt : "quand il nous a dit qu’il allait passer sa visite médicale, c’est Jean-Lou et moi qui l’avons accompagné à l’aéroport à Poretta. Pour lui dire au revoir." Au-delà du déchirement de quitter le SCB, le milieu de terrain a aussi quitté son île : "ses enfants et sa femme ne pensaient pas partir un jour." Entre la Corse et la Haute-Garonne, tout n'a pas été simple : "sa femme se fait à Toulouse. Les enfants rentraient tous les jours en pleurant de l’école, mais ça se passe mieux maintenant. Il reste quand même en Ligue 1. Il réalise, il s’appuie là-dessus, il se donne à fond." Gilles Cioni semble fier de son ami qui "fait du Cahu" et qui l'a rendu supporter des Violets : "ça me fait encore quelque chose de le voir avec un autre maillot. Depuis tous ces événements, les seuls matchs de Ligue 1 que je regarde sont ceux de Toulouse."