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Dimanche 29 Novembre

Bilan de la saison - Paris, Reims, Rennes et Saint-Etienne

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Toute la semaine, nous vous proposerons de revenir sur les points clés et les tournants qui auront marqué nos vingt clubs de Ligue 1, cette saison, parfois pour le pire, parfois pour le meilleur. Et, ce matin, nous poursuivons notre tour de France des clubs par un petit séjour dans la capitale et sa Champagne voisine avant de prendre la pluie en Bretagne puis de se réchauffer au coeur du chaudron...

Le Paris Saint Germain ne se loupe pas


Ne pas se louper ! Tel était le mot d’ordre, cette saison, pour Carlo Ancelotti après avoir concédé le titre de champion 2012 à la modeste formation montpelliéraine du MHSC. Et on peut le dire, mission accomplie pour l’entraineur du Paris Saint Germain. Il faut dire qu’avec Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva sous ses ordres, il avait enfin pu compléter l’une des meilleures colonnes vertébrales de l’histoire de la Ligue 1. Ne lui restait donc plus qu’à bien la diriger, ce qu’il est parvenu à faire avec succès. Tout n’a pourtant pas été rose, avec deux éliminations relativement prématurées dans les coupes nationales. Mais le contrepartie fût particulièrement belle, en Ligue des champions, avec une élimination en quart de finale, au sortir d’une double confrontation face au FC Barcelone dont le Paris Saint Germain n’aura perdu aucun match. En Ligue 1, pas de soucis, la route aura semblée claire et dégagée tout au long de la saison, émaillée d’une jolie surprise, en la personne de David Beckham, venu faire un petit coucou pour six mois, et à peine assombrie par quelques relâchements face à des équipes de bas de tableaux, emprunt de nervosité et d’évitable cartons rouges. Reste toutefois une équation à résoudre, pour notre nouveau champion : qui l’entrainera la saison prochaine ? En effet, Carlo Ancelotti souhaite désormais partir et Leonardo, pressenti pour assurer sa succession, vient d’être suspendu pour une durée de neuf mois…

Reims s’offre un champagne sans les bulles

Si le Stade de Reims a été une grande équipe, c’était dans les années 1950. Aussi, le club champenois avait-il toute une histoire à réécrire, au 21ème siècle. Remontés en Ligue 2 en 2004, puis en Ligue 1, huit ans plus tard, c’est donc une belle et rapide progression que nous avons pu contacter. L’objectif de la saison était donc simple, pour les hommes d’Hubert Fournier : se maintenir parmi l’élite. Un objectif accompli sans éclat et en toute discrétion, mais bel et bien rempli. Aussi les reimois, quatorzième du championnat, devraient pouvoir profiter de leur premier mercato en tant que club installté en Ligue 1, pour s’enrichir sur le plan offensif, eux qui n’ont marqué que 33 buts cette saison (soit un seul de plus que Brest, notre bien triste lanterne rouge). Et, s’ils parviennent à miser sur le bon buteur, peut-être pourront-ils espérer mieux qu’un simple maintien, en 2014.

Rennes pèche au milieu de terrain

Même s’il semblait avoir un peu levé le pied en début de saison, Yann M’Vila restait un élément indispensable du Stade Rennais. Aussi, sa vente au Rubin Kazan, à la trêve hivernale, couplée à la blessure du meneur de jeu breton, Romain Alessandrini, auront complètement décimé l’axe du club. Dès lors, le Stade Rennais, dans sa moyenne haute en 2012, a complètement chuté en 2013, déprimant régulièrement son entraineur, Frédéric Antonetti, qui était allé jusqu’à traiter ses propres hommes de tocards, à la veille de leur finale de Coupe de la Ligue face à l’AS Saint-Etienne. Dès lors, les bretons ne pouvaient plus viser mieux que le ventre mou du championnat pour l’exercice en cours . Une triste mission accomplie et un entraineur remplacé, cette semaine, par Philippe Montanier, venu du Real Sociedad pour apporter un peu de soleil et de fraicheur en Bretagne, on l’espère.

Saint-Etienne retrouve l’élite

Eternel outsider, avec ses joueurs à moins de 100.000 euro par mois, habitués à fuir à peine éclots, l’AS Saint-Etienne se destinait à une habituelle saison moyenne, dans le haut du ventre mou de la Ligue 1. Et pourtant, la ténacité de Christophe Galtier, le talent de Stéphane Ruffier et l’émergence de Pierre-Emerick Aubameyang auront permis aux verts de vivre une toute autre saison. En effet, fort d’un état d’esprit irréprochable et d’un collectif soudé, les stéphanois, qui se focalisaient principalement sur la Ligue 1, auront pu offrir à leurs supporters une histoire digne des plus grands clubs. Peu efficace face au but, en 2012, ils les auront enchainé en 2013, notamment à la grâce d’un Brandao de retour au sommet. Hélas, le blessure de leur pièce maîtresse au milieu de terrain, Jérémy Clément, leur aura porté un coup et leur aura empêché d’atteindre une place européenne, par le biais du championnat. Rien de grave, toutefois, puisque les hommes de Christophe Galtier auront brillamment remporter la Coupe de la Ligue, face au Stade Rennais, et dans le cadre de leur toute première visite au Stade de France. Aussi les retrouvera-t-on en Ligue Europa, dès la saison prochaine, pour une série d’invincibilité dont on espèrera qu’elle soit aussi impressionnante qu’en ce début 2013.