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CDF - Dans la douleur, les Verts s'extirpent du piège tendu par le Paris FC (résumé et notes)

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L'AS Saint-Etienne a renversé le Paris FC (2-3), ce samedi en début de soirée en Coupe de France.
L'AS Saint-Etienne a renversé le Paris FC (2-3), ce samedi en début de soirée en Coupe de France. 16ES CDF

Ce samedi en début de soirée, les Verts de Saint-Etienne ont renversé le Paris FC (2-3), à l'occasion des 16èmes de finale de la Coupe de France. L'ASSE poursuit sa route dans la compétition, mais tout cela reste très poussif.

Coupe de France - 16èmes de finale

Paris FC
2 - 31 - 1 Saint-Etienne
J. Ménez 23'
J. Pitroipa 56'
31' W. Khazri
71' C. Abi
78' M. Debuchy

Le début de cette rencontre opposant le dix-neuvième de Ligue 2 au quinzième de Ligue 1 tournait à l'avantage des pensionnaires de l'élite. Plus à l'aise techniquement, les Ligériens posaient rapidement le pied sur le ballon et tentaient de construire patiemment leurs actions. Problème, récurrent ces dernières semaines chez les Verts, ils éprouvaient de grosses difficultés à se montrer réellement menaçants. La première vraie occasion du match était même à mettre au crédit des Parisiens, qui flirtaient avec une ouverture du score contre le cours du jeu. Lancé dans la profondeur, Jonathan Pitroipa se présentait au duel face à Stéphane Ruffier mais le dernier rempart des Verts faisait front, détournant brillamment le plat du pied droit décoché par l'ancien joueur du Stade Rennais (22ème). Décisif, le portier de l'ASSE devait malgré tout s'incliner quelques petites secondes plus tard. Sur un très bon service du remuant Pitroipa, Jérémy Ménez, d'une reprise croisée du pied droit, donnait l'avantage aux Parisiens (1-0, 23ème). Menés, les protégés de Claude Puel avaient le mérite de répliquer relativement rapidement. Très bien lancé dans le couloir par Mathieu Debuchy, Arnaud Nordin déployait un centre mal apprécié par Vincent Demarconnay, le portier parisien. Wahbi Khazri n'en demandait pas tant et, de près, envoyait le ballon dans le but vide (1-1, 31ème). Revenus à égalité au tableau d'affichage, les coéquipiers de Loïc Perrin retrouvaient alors un peu de confiance. Le capitaine forézien, sur un coup-franc, s'essayait même de la tête mais sa déviation n'attrapait pas le cadre (37ème). Charles Abi, sur un bon déboulé de Debuchy, avait ensuite le ballon du 1-2 mais le jeune attaquant ligérien s'emmêlait les pinceaux, ratant complètement sa tentative de reprise du gauche (42ème).

La rentrée décisive de Franck Honorat

Après la pause, le second acte connaissait une physionomie similaire au précédent. Les Verts avaient certes la maîtrise du cuir mais éprouvaient les plus grandes peines à l'approche des seize mètres parisiens. Abi, sur une reprise de la tête consécutive à un corner botté de la gauche, avait la première vraie occasion de la deuxième mi-temps mais manquait encore une fois de réussite et d'adresse (53ème). Le PFC en profitait et, sur un contre supersonique, repassait en tête grâce à Pitroipa, caviardisé par Cyril Mandouki (2-1, 56ème). Claude Puel choisissait alors de lancer Franck Honorat dans la bataille, en lieu et place de Jean-Eudes Aholou (57ème). Un choix payant pour les Verts puisque l'ancien clermontois se montrait rapidement à son avantage. Sur un très bon centre déployé par Miguel Trauco, il passait tout proche de l'égalisation de la tête mais le dernier rempart parisien parvenait à repousser le cuir d'un arrêt réflexe, du pied (66ème). Dans un temps fort, l'ASSE arrivait finalement à recoller. Honorat, encore lui, décalait idéalement Mathieu Debuchy sur le côté droit de la surface, qui se fendait d'un centre tendu. Abi réalisait - enfin ! - le geste juste et envoyait sa reprise du plat du pied gauche dans le petit filet opposé du but parisien (2-2, 71ème). Passeur décisif sur l'égalisation, Debuchy se muait ensuite en buteur salvateur en reprenant victorieusement d'une tête décroisée un corner tiré de la droite par Trauco (2-3, 78ème). Désormais en tête au tableau d'affichage, l'ASSE affichait un meilleur visage. Plus présents dans les duels, plus mordants et avec une hargne retrouvée, les hommes de Puel conservaient sans trembler leur maigre avantage jusqu'au coup de sifflet final.