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Mercredi 3 Juin

Droits TV - Le PSG et l'OM pourraient perdre un sacré pactole !

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Droits TV - Le PSG et l'OM pourraient perdre un sacré pactole !
Jacques-Henri Eyraud et l'OM pourraient perdre 31 millions de droits TV. CORONAVIRUS L1 EN DANGER

Le refus des diffuseurs de régler les deux derniers versements des droits TV, tant que le championnat ne reprend pas, a des incidences plus ou moins grandes sur les clubs de L1. Si les règlements n'étaient jamais effectués, le PSG et l'OM seraient les plus impactés.

On est le 6 du mois et les clubs de Ligue 1 n'ont toujours pas reçu leur paie. Alors que la crise couve, du fait des pertes en billetterie et sponsoring depuis l'arrêt de la compétition, il y a près d'un mois maintenant, Canal Plus et BeIN Sports ont refusé d'effectuer un versement d'environ 150 millions d'euros attendu hier, l'avant-dernier de la saison (une dernière tranche de 140 M€ est prévue le 5 juin). Si le championnat ne reprend pas, cette manne financière ne sortira jamais des caisses des diffuseurs.

Un nouveau manque à gagner qui ne sera pas imposé de manière équitable aux pensionnaires de Ligue 1. Il convient en effet de rappeler que ce versement du dimanche 5 avril devait être partagé entre les vingt clubs de l'élite selon leur notoriété. Ainsi, le Stade Brestois n'était pas censé percevoir le même montant que le Paris St-Germain. D'après L'Equipe, le PSG devait recevoir 16,12 M€, l'OM 13,90 M€, l'OL 12 M€, St-Etienne 9,45 M€, et ainsi de suite...

Une perte potentielle de 31 M€ pour l'OM, 35,5 M€ pour le PSG

Quant à la dernière traite de 140 M€, sa distribution doit se faire selon le classement sportif. Là encore, les clubs les plus lésés seraient ceux du haut de tableau, à commencer par Paris et Marseille. Le leader (après 28 journées) et son dauphin doivent récolter respectivement 19,44 M€ et 16,90 M€ supplémentaires grâce à ce dernier versement, soit des manques à gagner de 35,56 M€ et 30,80 M€ sur la somme de ces deux versements. Nul doute que le club parisien et ses propriétaires qataris auraient moins de mal à l'assumer que les pensionnaires du Vélodrome, dont les comptes sont dans le rouge depuis trois ans (78,5 M€ de déficit en 2017-18, 91,4 M€ en 2018-19).