FFF - Polémique des banderoles : Noël Le Graët s'en prend à la classe politique

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FFF - Polémique des banderoles : Noël Le Graët s'en prend à la classe politique
Noël Le Graët donne clairement son point de vue.

Noël Le Graët a donné dans une interview à Ouest-France son avis sur l'arrêt des rencontres dans les championnats français pour le déploiement de banderoles jugées à caractère homophobe. Il est contre et regrette l'accaparement du sujet par les politiques.

Sa position sur la polémique était attendue, elle est claire : Noël Le Graët s'est exprimé dans les colonnes de Ouest-France au sujet des banderoles jugées homophobes qui, pour la plupart d'entre-elles, ont provoqué l'arrêt momentané de plusieurs matchs de Ligue 1 et Ligue 2. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le président de la FFF ne partage pas le même avis que la LFP. "Pour être clair, je trouve qu'on arrête trop de matches. Cela fait plaisir à certains ministres, mais moi, ça me gêne", prévient NLG.

"Le football ne peut pas être pris en otage pour des propos vulgaires", poursuit-il. "Ce n'est pas le foot, mais la société en général qui doit y réfléchir, à l'école ou dans les entreprises, partout. On a l'impression que, tout à coup, tous les stades sont devenus des lieux homophobes. Je conteste avec véhémence cette image qu'on donne de nous (...) Je peux toujours regretter la vulgarité, mais des matches ont été arrêtés et ne le méritaient pas."

Le dirigeant Breton semble donc en avoir après "certains ministres" et reproche à la classe politique son omniprésence médiatique sur le sujet. "La sortie de crise se fera toute seule. On travaille avec les présidents de clubs, des gens qui ne la ramènent pas tous les matins, qui ne vont pas faire les beaux sur les plateaux de télévision", lâche-t-il. Roxana Maracineanu, ministre des Sports, ou Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes/hommes et de la lutte contre les discriminations, apprécieront.

Le Graët, qui regrette par ailleurs "des situations ridicules, comme interdire des déplacements de quelques dizaines de kilomètres", est de manière plus générale opposé au "tout répressif", qui "n'est pas la solution" selon lui. "Plus on sanctionne, plus on donne envie", résume-t-il. "À chaque fois que vous interdisez à un gosse de faire une connerie, il en fait encore plus. Je préfère le dialogue, la sensibilisation, l'éducation, la confiance aussi."