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FPF - L'OM a dépassé les limites du fair-play financier...

Zubizarreta et Eyraud lors de la présentation de Dimitri Payet, en janvier 2017.
FPF - L'OM a dépassé les limites du fair-play financier...

Mauvaise nouvelle pour l'OM : l'étude de ses comptes par l'UEFA a révélé qu'ils n'étaient pas en conformité avec les règles du fair-play financier. Heureusement, il n'est pas question, pour l'heure, d'infliger de lourdes sanctions au club marseillais.

Au début du mois, on apprenait que les dirigeants de l'Olympique de Marseille sortaient d'une réunion avec l'ICFC. Ce sigle rappelle de mauvais souvenir au PSG et à tous les clubs qui ont eu affaire au fair-play financier de l'UEFA, puisque l'instance de contrôle financier des clubs instruit leurs dossier afin de décider s'ils sont en conformité avec le FPF et peut parfois se montrer assez exigeante. Or, depuis quelque temps, son viseur s'est bel et bien braqué sur le club phocéen.

Racheté à l'automne 2016 par le richissime américain Frank McCourt, l'OM est passé d'un club attentif à ses dépenses, orienté sur une politique d'achats de jeunes joueurs à forts potentiels revendus au prix fort (Mendy, Batshuayi, Imbula, Thauvin), à un acteur majeur du mercato en France, capable de réaliser plusieurs opérations à huit chiffres sur la même fenêtre de transferts (Sanson et Payet en janvier 2017, Amavi et Gustavo l'été dernier).

En déficit, l'OM va négocier ses sanctions

Naturellement, son train de vie n'est plus le même et, au-delà de ses fortes dépenses en trading de joueurs, sa masse salariale a considérablement augmenté. Résultat, il afficherait un déficit compris entre 30 et 40 millions d'euros sur les trois dernières saisons, selon L'Equipe. C'est au-delà du seuil autorisé par le fair-play financier (30 M€). Pour l'heure, la situation n'a rien de très alarmant pour l'Olympique de Marseille et ses dirigeants. Ces derniers sont déjà prêts à réduire leurs dépenses pour rentrer dans les clous et semblent enclins à négocier, avec l'ICFC, les sanctions qui leur seront infligées pour avoir (légèrement) enfreint les règles.

En mai 2014, le PSG en avait fait de même et pour s'absoudre de ses folles dépenses, le club parisien avait dû accepter un contrôle de son activité sur le marché des transferts, une amende de 60 M€ (dont 40 avec sursis), une limitation du nombre de joueurs inscrits en Champions League et un encadrement de sa masse salariale. L'ICFC ne devrait pas en arriver jusque-là avec l'OM, mais Jacques-Henri Eyraud, Andoni Zubizarreta et consort sont prévenus : flirter avec les limites du fair-play financier est un exercice des plus risqués !

OM UEFA Fair-play financier FPF

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Marseille