France - "L'Australie ? On n'y était pas" : les 5 déclas à retenir de Deschamps


Le sélectionneur des Bleus peut désormais enchaîner les interviews sereinement
France - 'L'Australie ? On n'y était pas' : les 5 déclas à retenir de Deschamps

Dans un long entretien accordé à L'Equipe, Didier Deschamps est revenu sur la fabuleuse aventure de l'équipe de France en Russie. De son système de jeu à la causerie après le match contre l'Australie en passant par son avenir, le sélectionneur des Bleus n'a éludé aucun sujet. Voici ses cinq déclarations à retenir.

  • "Le système ? C'est un équilibre à avoir"

L'organisation tactique des Bleus a longtemps été au coeur des débats avant le début du Mondial russe. Contre l'Irlande, l'Italie et les Etats-Unis en préparation, mais également bien avant, Didier Deschamps a testé différents systèmes de jeu. Mais l'ancien entraîneur de l'OM préfère parler d'équilibre. "Ce n'est pas un losange, ce n'est pas un 4-3-3, ce n'est pas un 4-2-3-1... C'est un équilibre à avoir entre les moments où on a le ballon et ceux où on ne l'a pas, a-t-il expliqué à L'Equipe. Il y a des positionnements. Je n'ai jamais demandé aux trois attaquants d'être tout le temps dans l'axe. Je le leur ai dit : "S'il n'y a pas d'effort... " Même après, on était parfois plus en 4-3-3, parfois en 4-4-2. Ce n'est pas figé."

  • "L'Australie ? On n'y était pas. Personne"

En interne et même de l'extérieur, beaucoup d'accordent à dire que le premier déclic a eu lieu après le premier match contre l'Australie, remporté très laborieusement par Pogba et ses coéquipiers. Et la causerie de Deschamps après cette victoire étriquée a, semble-t-il, marqué les esprits. "Elle a duré 45 minutes et je n'ai pas dit que des choses agréables. J'ai ciblé tout le monde, mais évidemment un peu plus les offensifs. On n'y était pas. Personne", a-t-il avoué. Des mots qui ont visiblement eu leur effet : "Ils ont réagi après. Mais si on restait comme ça, on n'y allait pas. Tu peux avoir toutes les qualités, si tu ne mets pas un état d'esprit... Ils ont eu cet état d'esprit-là ensuite. Il n'y a pas eu d'égoïsme."

  • "La vérité, c'est que la France a été meilleure que les autres"

Souvent critiquée, notamment par ses adversaires belges et croates, pour un jeu prétendument "moche", l'équipe de France est allée au bout de ses idées dans un style certes bien différent de celui proposé par l'Espagne en 2010 ou l'Allemagne en 2014. "Il y a plus de probabilités de gagner un match avec la manière, ça c'est sûr. Après, c'est un rapport de forces. Moi je prépare mon équipe pour mettre l'adversaire le plus en difficulté", a expliqué Deschamps. Qui a des arguments pour répondre aux détracteurs des Bleus : "Après, on parle de nous comme d'une équipe défensive ? Eh ! L'équipe de France a marqué quatorze buts dont quatre en finale et onze dans la phase à élimination directe. En 2010, l'Espagne en a mis huit. La vérité, c'est que la France a été meilleure que les autres."

  • "J'espère qu'un Français gagnera le Ballon d'Or"

Si le sélectionneur des Bleus a constamment mis en avant le collectif et la solidarité sur le terrain dans ses causeries, force est de constater que plusieurs individualités se sont largement mises en évidence. Griezmann, Pogba, Mbappé ou encore Varane ont, comme d'autres, livré de grosses prestations. Dignes d'être récompensées par un Ballon d'Or ? "Griezmann est un candidat, oui. Il le mériterait. Il n'y a pas que lui, mais il le mériterait. J'espère surtout qu'un Français gagnera le Ballon d'Or. Ce serait une très bonne chose". Quand on sait que le joueur de l'Atlético Madrid a remporté la Ligue Europa en livrant une grosse finale et que le défenseur du Real Madrid a ajouté une Ligue des Champions de plus à son palmarès, il y a en tout cas de quoi y croire.

  • "Prolonger ? Ce n'est pas d'actualité"

S'il y a bien un homme qui sera associé à jamais à cette deuxième étoile, c'est Didier Deschamps. Juste dans ses choix, capable de se remettre en question, l'ancien coach de l'AS Monaco a évidemment marqué des points supplémentaires aux yeux de Noël Le Graët, le président de la FFF, alors que les relations entre les deux hommes étaient déjà très bonnes. "Prolonger au-delà de 2020 ? On fera le point tranquillement avec le président Le Graët. C'est un rapport de confiance. J'aime tenir mes engagements. Prolonger ? Ce n'est pas d'actualité", a-t-il d'abord rétorqué. Avant de conclure : "La continuité, évidemment que ça a du bon. Je me sens très bien dans cette fonction. J'ai le privilège d'être au très, très haut niveau". Didier Deschamps au Qatar en 2022, une hypothèse crédible ?

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