France - Des joueurs en danger ? Une vraie question, pas encore d'inquiétude...


Ousmane Dembélé fait partie des joueurs pointés du doigt
France - Des joueurs en danger ? Une vraie question, pas encore d'inquiétude...

Alors que beaucoup de joueurs ont été pointés du doigt après la défaite des Bleus face aux Pays-Bas vendredi (2-0), certains statuts commencent à être contestés. Mais, si Didier Deschamps a rappelé qu'il n'y avait "pas d'assurance vie", le sélectionneur des Bleus n'est pas pressé de changer pour autant. De quoi conforter quelques individualités dans leur position.

Vendredi, l'équipe de France a clairement affiché un visage qu'elle n'avait plus montré depuis très longtemps. Dépassés dans tous les domaines, les champions du monde ont été outrageusement dominés collectivement. Mais ce sont aussi les cas individuels qui ont inquiété. Certains ont sombré comme jamais, à l'image de N'Golo Kanté. D'autres ont agacé comme ils le font plus régulièrement, l'entrée en jeu catastrophique d'Ousmane Dembélé en étant le parfait exemple. Critiqué à Barcelone où son manque d'implication dérange, l'ancien Rennais a déjà été rappelé à l'ordre publiquement par Didier Deschamps. Mais sa prestation de vendredi a montré que cela n'avait pas suffit, même s'il ne s'agit pas de condamner un joueur sur une entrée en jeu.

Sauf qu'avec Dembélé, le constat est plus global. Avec Florian Thauvin, il est même annoncé sous pression par le JDD, qui rappelle l'importance pour ces deux hommes de la rencontre face à l'Uruguay mardi, en amical. Mieux placé que tout le monde pour observer certains manques, le sélectionneur des Bleus n'en démord pourtant pas : sa logique de groupe prime toujours. "Elle a toujours été là, a-t-il rappelé sur le plateau de Téléfoot dimanche. A chaque rassemblement, il y a une réflexion approfondie. Là, il y aura quatre mois jusqu'en mars. Si j'estime qu'il y en a qui ne sont pas venus et peuvent apporter un plus, je les prendrai. Il y a deux nouveaux, avec Plea et Mendy, il y a Ndombele depuis le dernier rassemblement, ça n'a jamais été fermé". Puis l'ancien coach de l'AS Monaco a botté en touche au moment d'évoquer les difficultés de certains : "Si certains ont perdu du crédit ? Non, mais il n'y a pas d'assurance vie. Je ne vais pas les condamner sur un ou deux matchs. Mais la vérité d'aujourd'hui ne sera pas forcément celle du mois de mars".

Giroud : "Je n'ai plus besoin de me mettre une énorme pression"

Des propos suffisamment flous pour ne pas mettre trop de pression - du moins en public - sur les éléments régulièrement visés. Parmi ces derniers figurent aussi les concurrents au poste de latéral droit, Djibril Sidibé et Benjamin Pavard, en difficulté avec leur club. "Ruben Aguilar, Kenny Lala ? Oui, on les suit, il y en a environ cinq par postes. Qu'ils soient bons en club, c'est une condition importante. Mais à voir au niveau international. On ne va pas changer pour changer non plus. Quand j'estime qu'un joueur a le potentiel à un poste, j'essaye de l'accompagner", a tempéré Deschamps au moment d'évoquer les autres potentiels prétendants. Comme pour rappeler une fois de plus sa volonté de conserver la majeure partie de son groupe de champions du monde.

De quoi permettre à certains éléments de vivre plutôt sereinement leurs périodes compliquées. Avec Chelsea, Olivier Giroud vit par exemple un début de saison mitigé (neuf matchs de Premier League, aucun but), étant en concurrence avec Alvaro Morata. Pourtant, l'ancien joueur d'Arsenal ne s'affole absolument pas pour son statut : "Je suis un homme en paix, heureux, avec ce titre de champion du monde. Je relativise beaucoup de choses et je n'ai plus besoin de me mettre une énorme pression pour avoir plus de temps de jeu. Bien sûr que j'en veux plus, je ne vais rien lâcher, mais aujourd'hui il n'est pas question de bouger ou de changer quoi que ce soit", a-t-il sereinement expliqué. Attention à ne pas s'installer trop confortablement...

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