France - Le Graët ne veut pas accabler Benzema

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France - Le Graët ne veut pas accabler Benzema
Karim Benzema reste suspendu d'équipe de France après l'affaire de la sextape

A trois jours du grand lancement de l'Euro 2016, le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, a balayé l'actualité qui tourne autour des Bleus. Il a notamment refusé d'enfoncer un peu plus Karim Benzema, malgré sa récente sortie remarquée à l'encontre de Didier Deschamps.

Noël Le Graët n'est pas du genre rancunier. Encore moins répressif. Le président de la FFF l'avait déjà montré au moment de la fameuse affaire de la sextape où il avait longtemps pris des pincettes pour évoquer l'implication de Karim Benzema. Mardi soir, il n'a pas dérogé à sa ligne de conduite au moment d'aborder la situation de l'attaquant du Real Madrid. Notamment après les propos de l'ancien avant-centre de l'OL dans les colonnes de Marca.

"Benzema est suspendu. Je suis partisan du "on ne tue jamais personne deux fois". Je ne suis pas quelqu’un qui aime sanctionner, vous l’avez senti depuis longtemps. Il y a des commissions pour ça, a martelé Le Graët à l'occasion du lancement de BFM Sport. Pour Benzema, je pense que le fait de ne pas être sélectionné est déjà une rude sanction. Je ne veux pas faire d’anti-Benzema, ça ne m’intéresse pas du tout. J’ai toujours dit que j’avais de l’estime pour l’homme. Il doit être un peu contrarié en ce moment. Je ne vais rien dire contre ce Monsieur, qui est un bon joueur. J’espère qu’il redeviendra sélectionnable un jour. Je ne suis pas pour les sanctions à vie, ça n’existe pas, c’est de la méchanceté gratuite".

Le Graët refuse de le suspendre à vie

Le patron de la fédé a ensuite assuré ne pas avoir été forcément vexé par les déclarations de Benzema. "On sait très bien qu’il y a du racisme en France, on ne peut pas le nier. Ça existe. Il y a des gens qui sont totalement intolérants, a-t-il confié. Ceci dit, si Karim n’y est pas, c’est parce qu’il y a une affaire. Karim a été le joueur le plus sélectionné par Didier lors des trois dernières années. La rancœur ne fait pas partie de mon système. Je pense que je lui serrerai la main dans les délais les plus courts si c’est possible. Chacun sa vie. Il y a des sanctions. Mais tuer deux fois, je n’aime pas, ça ne sert à rien. Il est déjà largement puni, il a une affaire en cours. S’il est condamné, on prendra nous aussi des décisions, on verra bien".

Le Graët refuse, en tout cas, d'éloigner Benzema à vie de la sélection. "Je vais voir avec l’une de mes commissions, j’ai un avocat sérieux qui va prendre cette décision. Mais en tout cas, je n’y souscrirai pas", a-t-il assuré. En attendant, les Bleus se tournent, eux, vers la Roumanie et cet Euro qui se dessine. Et rien d'autre. "Nous, on n’a parlé que de foot, je ne sais pas qui parle d’autre chose. Lors de mes discussions avec Didier et les joueurs depuis quelque temps, on est complètement obnubilés par l’organisation. Le reste n’a pas d’importance à nos yeux", a conclu Le Graët.

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