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Jeudi 9 Avril

France - Lucas Digne : "J'espère avoir un rôle plus important à jouer en Russie..." (exclu Madein)

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France - Lucas Digne : 'J'espère avoir un rôle plus important à jouer en Russie...' (exclu Madein)
Lucas Digne, ici face à la Biélorussie en octobre 2017.

Son nom n'est pas le premier à venir en tête au moment de désigner les cadres du groupe France. À seulement 24 ans et avec vingt sélections au compteur, Lucas Digne est pourtant l'un des joueurs les plus expérimentés de Didier Deschamps (sur la dernière liste, il était le huitième Bleu le plus capé des vingt-quatre convoqués), qui le convoque quasi-systématiquement depuis 2014 (excepté à l’été 2015 et en mars 2017). Et si la concurrence à son poste s’est renforcée, le latéral gauche du FC Barcelone espère bien avoir son mot à dire, dans un peu moins de quatre mois, en Russie...


MadeinFOOT : Lucas, on imagine que vous avez coché la date du 16 juin (France/Australie, premier match des Bleus au Mondial) dans votre calendrier ?
Lucas Digne : « Oui, c’est une grande compétition et y représenter son pays est forcément un moment important dans une carrière. »

Le tirage au sort a attribué aux Bleus un groupe où vous affronterez le Pérou, l’Australie et le Danemark. Le trouvez-vous clément, comme la plupart des observateurs le laissent croire ?
« Le Pérou s’est qualifié dans un groupe très difficile (en zone CONCACAF avec le Brésil, l’Uruguay, l’Argentine et la Colombie, ndlr). Quand on voit que le Chili n’a même pas pu se qualifier, c’est assez incroyable… Le Danemark progresse et redevient un adversaire difficile à affronter et l’Australie est une équipe qui ne lâche rien, ils n’ont peur de personne. Mais on est la France et avec l’équipe et les ambitions qu’on a, notre seul objectif, c'est de finir premier. Après, on veut tout gagner, bien sûr... »

Depuis quelques années, l’équipe de France pratique un jeu résolument tourné vers l’offensive, plus qu’auparavant. Vous retrouvez-vous dans cette philosophie, vous qui aimez justement vous projeter régulièrement ?
« Oui ! Jouer un football offensif, c’est montrer qu’on a l’ambition de gagner tous nos matchs. J’aime les deux facettes de mon poste - défendre et attaquer - , mais c’est vrai qu’avec Barcelone, j’ai tendance à plus travailler offensivement. »

Par rapport à votre statut en Bleu, le fait d’évoluer dans un club qui maîtrise la possession sur tous ses matchs est donc un avantage...
« Oui, c’est sûrement un avantage. Jouer avec de tels joueurs en est un aussi... Tout est fait à très haut-niveau ici, même les échauffements, où c’est hyper-technique. Je sens que j’ai vraiment évolué en tant que joueur depuis que je suis ici (il est arrivé en 2016, ndlr) et c’est normal : je m’entraîne et je joue au plus haut-niveau mondial. »

Ce pourrait être votre troisième grande compétition internationale après la Coupe du Monde 2014 et l’Euro 2016, à seulement 24 ans. L’excitation est-elle toujours aussi intense à l’approche de ces grands rendez-vous ?
« Jouer la Coupe du Monde à seulement 20 ans était une expérience incroyable. En plus, c’était seulement un an après le titre de champion du Monde U20 (remporté à l'été 2013, ndlr). Je n’ai que 24 ans aujourd’hui, mais j’ai acquis beaucoup d’expérience depuis. Finalement, je suis l’un des plus expérimentés du groupe (avec 20 sélections, il était le 8e joueur le plus capé de la dernière liste, ndlr) ! Je suis un joueur bien plus complet qu’à l’époque et je pense pouvoir apporter quelque chose, donc j’espère avoir un rôle plus important à jouer en Russie (il a joué un match au Mondial 2014 et aucun à l’Euro 2016, ndlr). C’est entre les mains du coach. C’est un sport d’équipe et on doit faire tout notre possible pour aider le groupe, peu importe le rôle qu’on nous donne. »

Que représente le maillot Bleu pour vous ?
« C’est énorme, ce sont des moments incroyables pour moi. L’ambiance des derniers matchs de qualification (contre la Bulgarie et la Biélorussie, les 7 et 10 octobre dernier, ndlr) était dingue. On a fêté notre qualification avec nos supporters au stade de France, c’était une soirée géniale ! Pour moi, c’est ça la sélection : jouer pour son pays et sentir tout un peuple derrière soi. C’est vraiment quelque chose de spécial... Et depuis mes débuts en U16, c’est une fierté. »