Justice - Hatem Ben Arfa charge le PSG et raconte son calvaire aux Prud'hommes

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Justice - Hatem Ben Arfa charge le PSG et raconte son calvaire aux Prud'hommes
Ben Arfa raconte son calvaire

Hatem Ben Arfa a retrouvé, ce mercredi, le Paris Saint-Germain au conseil des Prud'hommes. L'occasion, pour le gaucher, de raconter son calvaire lors de sa mise à l'écart pendant près d'un an.

Libre de tout contrat depuis le mois de juin et son départ du Stade Rennais, Hatem Ben Arfa a refait parler de lui ce mercredi, aux Prud'hommes. L'attaquant de 32 ans, accompagné de son avocat Me Jean-Jacques Bertrand, était confronté au Paris Saint-Germain pour le litige concernant sa mise à l'écart de l'équipe professionnelle d'avril 2017 jusqu'à la fin de son contrat en juin 2018. Alors qu'il accuse son ex-employeur, le PSG, d' "harcèlement moral", Ben Arfa a raconté son calvaire à la barre.

"Tous les joueurs étaient surpris que je ne joue pas, y compris Neymar, parce que j'étais très performant à l'entraînement. On m'a dit : 'tu vas céder, tu vas péter les plombs', mais je n'ai pas peur de l'adversité. Je suis resté parce que j'étais convaincu que j'allais jouer", a déclaré Ben Arfa, qui avait pourtant la possibilité de quitter Paris à l'été 2017. HBA est également revenu sur son arrivée dans la capitale. "Paris voulait me signer trois ans. Je n'ai pas voulu pour pouvoir quitter le club si ça ne me convenait pas. Comme à Nice, où j'avais signé un an". Avec du recul, l'attaquant est "certain" que sa "situation" est en lien avec sa discussion avec l'émir du Qatar en avril 2017, où il s'était plaint de son faible temps de jeu devant Nasser Al-Khelaïfi.

Présente également au tribunal, l'avocate du PSG, Me Marie-Hélène Cohen-Guilleminet, a défendu les intérêts du club parisien. "Le PSG n'a pas manqué à ses obligations en ce qui concerne la non-sélection du joueur, qui a été décidée en raison de défaillances à l'entraînement et de ses faibles prestations sportives. Tout le monde sait qu'il ne s'entraîne pas assez, qu'il fait semblant". Plus de deux ans après le début de sa mise à l'écart, HBA entend, enfin, obtenir réparation même s'il jure qu'il n'en fait pas une "affaire d'argent", mais "de principe". Le président du Conseil des prud'hommes s'est alors réservé une petite remarque, pleine de sens : "Demandez à votre avocat de baisser ses prétentions, alors". Pour rappel, le gaucher réclame entre 7 et 8 millions d'euros aux dirigeants parisiens. La décision du tribunal est attendue pour le 16 décembre prochain.