L1 - L'UNFP charge sévèrement les Girondins de Bordeaux

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L1 - L'UNFP charge sévèrement les Girondins de Bordeaux
L'UNFP ne mâche pas ses mots à l'égard des Bordelais

Le syndicat des footballeurs pro' ne rigole plus. L'UNFP a âprement fustigé les Girondins de Bordeaux, dans un communiqué qui dénonce la mise à l'écart de 6 joueurs du groupe professionnel.

L'Union Nationale des Footballeurs Professionnels a posté ce vendredi un communiqué qui vise la pratique de la mise à l'écart ou de ce qu'elle préfère appeler "la mise à la cave" dans le cas qu'elle présente. En effet, ce sont les Bordelais qui sont visés dans cette sortie. Mais d'abord, léger tour d'horizon du phénomène qui se banalise de plus en plus dans notre championnat. Des désaccords entre joueurs et dirigeants entraînent parfois des sanctions, plus que des mésententes, les clubs sanctionnent parfois leurs hommes pour mauvaise conduite.

Mais les directions utilisent aussi leurs pouvoirs de manière abusive et infligent des punitions sans raisons valables. L'exemple de Mapou Yanga-Mbiwa, qui avait dévoilé ne pas avoir de contact avec son staff entre dans cette dernière catégorie. Celui d'Adrien Rabiot, laissé de côté pour quelques fautes (un like malvenu sur instagram notamment) mais aussi et surtout par rapport à son refus de prolonger son aventure au PSG, avait déjà été pointé du doigt par les instances. Finalement, il n'aura jamais été réintégré au groupe avant son départ pour la Juventus.

"Les dirigeants bordelais ont poussé le bouchon..."

Mais dans son communiqué, l'UNFP dénonce un usage abusif de cette pratique par les Girondins de Bordeaux, seuls intéressés ciblés. L'association démarre sa déclaration en évoquant une utilisation "cultivée" de la mise à l'écart avant de présenter l'exemple du club basé en Gironde : "Six joueurs de l’effectif des Girondins sont aujourd’hui écartés du groupe professionnel, soit pour avoir refusé de prolonger leur engagement avec Bordeaux, soit pour préférer rester sur les bords de la Gironde en respectant les modalités et la durée de leur contrat".

La mise à l'écart est déjà regrettable mais les dirigeants du FCGB ont aussi l'intention de les faire durer, et ce, au delà de la limite autorisée "les dirigeants bordelais ont poussé le bouchon jusqu’à affirmer à certains joueurs que ces mises à l’écart continueraient après le 31 août, date à laquelle, selon l’article 507 de la Charte, ils ont pourtant l’obligation de les réintégrer au premier groupe professionnel ou de créer un second groupe professionnel d’un minimum de… 10 joueurs". Pratique interdite donc, comme vous l'aurez compris. L'UNFP, qui a dénombré pas moins de 146 mises de côté la saison dernière, craint que ce phénomène ne s'étende, ou au minimum, perdure. L'Union est aussi dubitative face à l’inaction de la LFP face aux clubs concernés.