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L1/L2 - Le gros tacle de l'État Français sur la LFP pour la gestion des droits TV

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Emmanuel Macron a donné son point de vue sur le contrat avec Mediapro
Emmanuel Macron a donné son point de vue sur le contrat avec Mediapro DROITS TV 2020-2024

Lors de la réunion avec le président de la République, Emmanuel Macron, mardi, la crise des droits TV dans le football français s'est immiscée dans les discussions. Selon Bernard Laporte, participant lors de cet échange, le chef de l'Etat assure avoir mis en garde les clubs et la LFP du risque sur la signature du contrat avec Mediapro.

Le conflit opposant le football professionnel français à Mediapro, détenteur des droits TV des championnats de France, a été abordé au cours de la réunion pour aider le sport français, organisée mardi en visio-conférence. Le président de Reims, Jean-Pierre Caillot, a interrogé le président de la République, Emmanuel Macron, sur une potentielle intervention dans le conflit qui oppose la LFP au média espagnol, qui n'a pas versé le premier règlement. Le président a répondu qu'il n'allait pas donner d'indications sur le dossier, ni faire quelque chose.

En effet, selon le président de la Fédération française de rugby Bernard Laporte, présent lors des discussions, le chef d'Etat avance même avoir tenu au courant de son point de vue les dirigeants du football français au moment de la signature de ce contrat. "Il (Macron) a dit qu'il aurait averti en disant grosso modo: 'c'est trop beau, ça semble être le Père Noël cette proposition', ce mercredi. Il a dit qu'il leur a dit : 'attention, ça semble trop beau mais soyez sûrs que ça existe'. Bon, on s'aperçoit que ça n'existe pas pour différentes raisons que je ne connais pas", a confié Laporte sur BFM Business.

"Il y a un véritable problème sur ce qui s'est passé sur des montants énormes"

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, a aussi estimé sur RMC ce mercredi matin que le football français a répondu trop rapidement à la proposition de Mediapro, à la vue du montant du contrat. "Le raisonnement (du gouvernement) est quand même normal. Des personnes ont pris des risques largement excessifs sur des bases, pas de cupidité, mais de raisonnements pécuniaires un peu aventureux", a justifié Blanquer.

"Vous ne pouvez pas faire des aventures financières privées et réclamer ensuite à l'Etat de venir au secours. Il y a un véritable problème sur ce qui s'est passé sur des montants énormes. Une prise de risque excessive a été prise", a-t-il avancé. Le ministre a cependant assuré suivre attentivement la santé financière des clubs, en grande difficulté avec la crise sanitaire et Mediapro qui n'a pas versé le premier règlement. "C'est un autre sujet (que celui des droits TV) mais on doit être attentif à ce qu'aucun club ne fasse faillite en Ligue 1. Les deux sujets doivent être distingués", a conclu l'actuel ministre des Sports.