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Mardi 7 Avril

L1/L2 - Les coulisses du fameux "cabinet fantôme"

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L1/L2 - Les coulisses du fameux 'cabinet fantôme'
Nasser al-Khelaïfi et Jean-Michel Aulas faisaient partie de ce comité secret. L1 EN DANGER

Claude Michy, président de l'UCPF initialement intégré au comité de pilotage secret créé en fin de semaine dernière par les dirigeants les plus puissants du football français, explique comment il a vu le jour et pourquoi il s'en est désolidarisé.

En début de semaine, Claude Michy avait été cité par nos confrères de L'Equipe comme l'un des membres du fameux "cabinet fantôme", également composé de Noël Le Graët, Nasser al-Khelaïfi, Jean-Michel Aulas ou encore Jacques-Henri Eyraud et destiné à trouver des solutions face à l'épidémie de coronavirus, parallèlement au comité de pilotage classique mis en place avec tous les clubs de L1 et L2. Mais le président de l'UCPF, l'un des deux syndicats de clubs professionnels (avec Première Ligue, dirigé par Bernard Caïazzo), a finalement décidé de se désolidariser de ce comité restreint, finalement dissout par la présidente de la LFP Nathalie Boy de la Tour, "car il n'était pas représentatif". C'est ce qu'il explique dans un entretien à La Montagne, où il raconte comment tout s'est déroulé.

"Lors d’une conférence téléphonique collective à laquelle participaient tous les clubs de L1 et L2 ainsi que les dirigeants de la LFP, il avait été convenu de créer un comité avec constitution de groupes de travail sur le social, les hypothèses de reprise et la trésorerie", révèle l'ex-président du Clermont Foot. "Mais Bernard Caïazzo (également coprésident de l’AS Saint-Etienne, ndlr) avec d’autres ont voulu créer un comité de pilotage parallèle. Au final, on se retrouvait avec les trois grand clubs de L1, Paris SG, Marseille et Lyon ainsi que Saint-Etienne et moi même au titre de l’UCPF. Beaucoup de clubs ont estimé que ce comité n’était pas représentatif."

Face à la gronde des dirigeants exclus de ce comité, qu'ils considéraient pour certains comme une tentative de "putsch", Michy a d'abord tenté de trouver un consensus. "J’avais demandé la présence d’un certain nombre de personnes dans ce comité, notamment Nathalie Boy de La Tour la présidente (de la LFP, ndlr) élue par tous les clubs qui n’ont pas été retenus. J’ai donc décidé de ne pas participer à ce comité car il n’était pas représentatif." Puis, Nathalie Boy de la Tour a pris les choses en main "en convoquant dans l’urgence un bureau pour restructurer tout cela sous la même forme avec un statut et une légitimité que n’avait pas ce comité de pilotage". Et Michy de conclure : "c’est un nouvel épisode dont est coutumier le football qui est une planète un peu particulière..."