L1 - Pourquoi l'Olympico va encore être spectaculaire


Les deux Olympiques s'affrontent dans un match au sommet dimanche soir
L1 - Pourquoi l'Olympico va encore être spectaculaire

Lyon et Marseille s'affrontent dimanche en clôture de la 18eme journée de Ligue 1. Très attendue des deux côtés, cette affiche au sommet ne devrait pas décevoir. Voici pourquoi.

Alors que la course pour le titre semblait déjà terminée avant même le début de saison, celle pour le podium et les qualifications en Ligue des champions est définitivement engagée. L’OL et l’OM, deux des trois prétendants au sprint final, vont en découdre dimanche dans un Olympico très prometteur sur le papier. Et ces promesses ont toutes les raisons d’être tenues sur le terrain, au Groupama Stadium.

L’Olympico, cette affiche rarement décevante

Vous vous rappelez avoir assisté à un Lyon-Marseille ennuyeux, vous ? Des exemples existent, certes. Mais si l’on peut parfois se plaindre de voir des équipes crispées lors de matchs à enjeux, le duel entre les deux Olympiques n’a débouché que sur quatre 0-0 depuis 2008, soit en 23 matchs toutes compétitions confondues. Quand on parle de cette affiche, ce sont plutôt des exemples de rencontres mythiques qui viennent à l’esprit, comme ce fameux 5-5 un soir de novembre 2009. Et même lorsque le score reste nul et vierge, des polémiques viennent alimenter le charme de ce duel, à l’image de ce but non accordé à Lucas Ocampos en mars 2015. La dernière réelle déception en date est peut-être le match aller de la saison dernière au Stade Vélodrome (0-0). Cela avait été bien différent au match retour (3-1 pour Lyon) puis en Coupe de France dix jours plus tard (2-1 pour Marseille). Quel que soit le résultat, Rhodaniens et Phocéens nous offrent presque systématiquement des rencontres débridées et on ne voit pas pourquoi ce ne serait pas le cas dimanche.

Le vrai classique de la Ligue 1 ?

Si le Classique entre Marseille et Paris est souvent présenté comme l’affiche référence de Ligue 1, il serait légitime d’ajouter le Lyon-Marseille au même niveau. Parce que, d’une part, la rivalité entre les deux clubs arrive juste en-dessous, voire au même niveau pour certains supporters, que celle qui oppose l’OM et le PSG d’un côté, et l’OL et l’ASSE de l’autre. Seulement, l’Olympico répond à un critère qui se vérifie moins dans les affiches précédemment citées : l’enjeu sportif. En effet, jouer contre le PSG en Ligue 1 est aujourd’hui un petit événement pour chacun des clubs de l’élite, et prend à chaque fois la forme d’une soirée de gala. Mais à l’exception de l’AS Monaco la saison dernière ou, dans une bien moindre mesure, du Montpellier sacré champion de France en 2011-2012, aucune formation française ne peut se targuer de regarder Paris dans les yeux sur le long terme. En Coupes, éventuellement, mais pas sur une saison entière. Et si l’OM parvient à embêter régulièrement son rival historique, la joie est alors liée à l’honneur plus qu’au résultat comptable en lui-même. La logique est sensiblement équivalente en ce qui concerne le derby entre Lyon et Saint-Etienne, puisque les deux formations ne semblent plus jouer dans la même cour. De son côté, l’AS Monaco est toujours un adversaire coriace, mais jamais un rival absolu, faute de ferveur autour du club.

Entre Lyon et Marseille, en revanche, l’enjeu sportif est plus qu’évident. Les deux équipes luttent presque tous les ans pour le même objectif sur le podium, et cette saison l’illustre parfaitement. Après 17 journées, les formations de Garcia et Genesio présentent le même nombre de points et le même bilan (35 points, 10 victoires, 5 nuls, 2 défaites). Dans l’historique des confrontations directes, les deux clubs en sont également à égalité, avec 35 victoires chacun. C’est indéniable, le rapport rivalité des supporters – rivalité sportive est le meilleur de Ligue 1.

Deux équipes revanchardes

Au-delà de l’aspect statistique, ce sont deux bêtes blessées qui vont se présenter sur la pelouse du Groupama Stadium dimanche. Rhodaniens comme Phocéens ont été éliminés cette semaine en Coupe de la Ligue, certes pas pour les mêmes raisons. Genesio a pesté contre des joueurs pas assez concernés lors de la déroute à Montpellier (4-1) tandis que c’est sur l’arbitrage qu’insistait Garcia après la sortie de route des siens aux tirs au but à Rennes (2-2, 4-3 TAB). « On a un match dimanche maintenant et c’est le plus important », déclarait le premier à l’issue de la rencontre, tandis que le second estimait avoir « un résultat à faire à Lyon dimanche ». Plus généralement, à deux matchs de la trêve, le vainqueur du soir (s’il y en a un) gagnerait gros et passerait certainement de bien meilleures fêtes de fin d’année. Dans cette lutte acharnée pour le podium, chacun à un message à faire passer…

L’OM favori ?

Lyon et Marseille semblent tellement proches cette saison qu’il est, comme souvent, difficile de dégager un véritable favori pour cette rencontre. Mais au regard des dynamiques des deux formations, l’OM semble partir avec un léger avantage. Alors que les deux clubs sont déjà hors course en Coupe de la Ligue, l’OL a beaucoup plus inquiété dans le contenu, même si c’est une équipe bis qui s’est présentée à la Mosson. Par ailleurs, les Gones doivent encore se demander comment ils ont fait pour repartir d’Amiens avec trois points dimanche dernier, tandis que l’OM s’est amusé face à Saint-Etienne. Individuellement aussi, les Phocéens semblent plus en confiance. Valère Germain et Kostas Mitroglou se mettent à marquer alors que Nabil Fekir a clairement baissé de rythme depuis la trêve internationale. Et quand le capitaine lyonnais est moins bien, l’OL, déjà très en difficulté lorsqu’il doit construire le jeu, a encore plus de mal qu’à l’accoutumée. Quoiqu’il en soit, les deux formations ont bien géré la majorité de leurs gros matchs cette saison et dans ce genre d’affrontement, toutes les cartes sont rebattues. Place au spectacle.

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