L1 - Pourquoi Montpellier peut faire tomber le PSG

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L1 - Pourquoi Montpellier peut faire tomber le PSG
Montpellier s'était imposé 3 buts à 2 la saison dernière. 17E JOURNéE L1

Le MHSC accueille le PSG ce samedi à la Mosson, pour le compte de la 17e journée de Ligue 1. Voici quatre raisons de croire à un exploit montpelliérain face au leader parisien.

On n'ira pas jusqu’à s’inquiéter pour le Paris St-Germain. Installé sur son trône de leader depuis la 4e journée de Ligue 1, le champion de France n'a pas de réelle raison de craindre la perte de son titre. Mais il est loin d’être souverain sur cette première partie de saison. Déjà battu à trois reprises (par Rennes, Reims et Dijon), il n’a plus le contrôle sur ses sujets, de plus en plus nombreux à se rebeller à l’image des Nantais, vaincus difficilement (2-0) sur la pelouse du Parc des Princes mercredi soir. Et ce samedi, c’est un adversaire tout aussi coriace qui se présente sur la route de Tuchel et sa bande, avec de sérieux arguments à faire valoir : Montpellier.

Montpellier l’a déjà fait

La statistique a étonné Thomas Tuchel quand on la lui a rappelée en conférence de presse : Paris n’a plus gagné à La Mosson depuis plus de quatre ans. C’était au début de la saison 2015-2016, avec une victoire 1-2 marquée par les buts de Lavezzi et Matuidi, contre un autre de Mounier. Une autre époque. Un an plus tard, les Parisiens avaient sombré devant Boudebouz et ses coéquipiers (3-0), sans parvenir à se racheter la saison suivante, avec un 0-0 qui avait validé le passage au système à trois axiaux concocté par Michel Der Zakarian, qui venait alors d’entrer en fonction. On a eu droit a un autre spectacle en fin de saison dernière, quand les Pailladins se sont imposés sur le fil (3-2) face à une formation parisienne en déliquescence. "Ils étaient plus ou moins en vacances", se souvient Der Zakarian, qui connaît la clef du succès face au PSG : "tu peux avoir l’opportunité de gagner mais il faut être au top niveau et ne pas commettre la moindre erreur. On peut bousculer toutes les équipes, après il faut être concentré du début à la fin, le faire ensemble."

La Mosson, forteresse (presque) imprenable

Si le PSG réussit au MHSC à domicile ces dernières années, c’est le cas de la quasi-totalité des équipes de Ligue 1 cette saison. À l’exception de Rennes, qui s’était imposé 0-1 lors de la première journée, personne n’est encore parvenu à repartir de l’Hérault avec les trois points. Lyon (1-0), Nice (2-1) et Monaco (3-1) se sont perdus dans le quartier de la Paillade, où Der Zak et ses hommes ont remporté 100% de leurs victoires cette saison (6 en 8 matchs). Il réside au sein de cette équipe une capacité à se transcender dès lors que les premières notes de guitare électrique de "Panzer Flower", auteur de la musique accompagnant l’entrée des joueurs sur le terrain, se met à résonner dans La Mosson. Peut-être faudrait-il l’imposer dans les stades adverses pour obtenir la même réussite à l’extérieur (0 victoire, 5 nuls, 3 défaites).

Un système ajusté

Voilà plus de deux ans que le système en 3-5-2 de Michel Der Zakarian fait ses preuves. Mais depuis près d’un mois, l’entraîneur héraultais y a apporté une légère retouche en inversant son triangle du milieu de terrain. La pointe n’est plus haute, avec Florent Mollet en soutien du duo Delort-Laborde, mais basse, et occupée par un Joris Chotard (18 ans) étonnant. Ce dispositif apporte davantage de densité à l’entre-jeu montpelliérain et permet à Damien Le Tallec de se projeter davantage pour se retrouver à la réception des centres, une spécialité montpelliéraine. "C’est une équipe très forte, très serrée, qui joue avec beaucoup de centres", détaille Tuchel. "Ils jouent avec un 5-3-2 resserré, c’est sûrement la structure la plus défensive possible. Elle a beaucoup d’automatismes et c’est difficile pour l’adversaire de se créer des occasions."

Des montées en puissance individuelles

Ce trio du milieu de terrain, justement, doit aussi sa constitution à la forme des joueurs qui le composent. Joris Chotard paraît progresser semaine après semaine, Damien Le Tallec propose un volume de jeu de plus en plus étendu et Téji Savanier, après des débuts timides, commence à imposer sa patte et retrouve le chemin des filets (2 buts sur les 4 derniers matchs). Le duo d’attaque est lui aussi dans une bonne passe, bien qu’il soit difficile de le constater dans les stats. Gaëtan Laborde semble s’être délesté d’un énorme poids depuis qu’il a débloqué son compteur (contre Toulouse lors de la 13e journée), tandis qu’Andy Delort, même s’il n’a inscrit qu’un but sur ses cinq derniers matchs, n’a toujours pas payé physiquement son été tronqué par la CAN. Paris est prévenu.