France - Quelles sont les chances des Bleus de Ligue 1 d'aller au Mondial ?

Commentaire(s)
France - Quelles sont les chances des Bleus de Ligue 1 d'aller au Mondial ?
Les internationaux français évoluant en Ligue 1 n'ont pas tous les mêmes chances d'aller au Mondial 2018 PSG OM OL BORDEAUX MANDANDA FEKIR RABIOT NICE THAUVIN COSTIL MBAPPE AREOLA JALLET KIMPEMBE KURAWA

Les joueurs de l'équipe de France évoluant en Ligue 1 reprennent ce week-end le championnat avec leurs clubs respectifs. Certains ont déçu durant le rassemblement, d'autres ont prouvé. Et tous n’ont pas les mêmes chances de figurer parmi les 23 au Mondial 2018…

STEVE MANDANDA (Marseille, 180 minutes de jeu lors du rassemblement)

Ce qu’il a montré : En l’absence d’Hugo Lloris, Mandanda a assuré l’intérim avec beaucoup de sérieux. Et prouvé pourquoi il est indiscutable au poste de numéro deux. Très serein dans ses deux matchs, le portier de l’OM a notamment réalisé une double parade décisive contre le pays de Galles et n’a rien pu faire sur les deux buts allemands à Cologne. Fidèle à lui-même.

Ses chances d’aller au Mondial (99%) : Sauf blessure, l’éternelle doublure de Lloris le sera encore lors du Mondial en Russie. La concurrence n’est pas encore à son niveau même si Alphonse Areola pourrait se montrer plus menaçant dans la hiérarchie après cette compétition. Son âme de leader est aussi un atout de poids dans le vestiaire.

KYLIAN MBAPPE (Paris, 175 minutes)

Ce qu’il a montré : Très bon face au Pays de Galles, Mbappé a été un peu moins en vue à Cologne. Mais l’ancien joueur de Monaco a délivré une passe décisive à chaque match, et encore montré tout son talent balle au pied. S’il ne s’appelait pas Mbappé, les remarques sur ses performances auraient certainement été dithyrambiques.

Ses chances d’aller au Mondial (99%) : Soyons clairs, la seule chose qui pourrait empêcher Kylian Mbappé d’être du voyage en Russie est une blessure. En ce sens, il va devoir, malgré son jeune âge, parvenir à gérer la fatigue dans une deuxième partie de saison qui risque d’être éprouvante si le PSG atteint ses objectifs européens. S’il a été confronté à cette situation avec Monaco la saison dernière, il n’avait pas été titulaire dès le début de saison. Cette année, il pourrait disputer près de 60 matchs…

CHRISTOPHE JALLET (Nice, 109 minutes)

Ce qu’il a montré : Sobre contre le Pays de Galles et particulièrement en difficulté contre l’Allemagne, Jallet a clairement perdu des points lors de ce rassemblement. Avec Mbappé ou Coman devant soi, mieux vaut se montrer prudent dans les montées, ce qui peut expliquer sa discrétion sur le plan offensif. Mais l’espace qu’il a laissé à Werner sur le premier but allemand à Cologne a remis en cause sa lecture du jeu et sa performance défensive.

Ses chances d’aller au Mondial (50%) : Si son physique tient le coup, Djibril Sidibé sera le numéro un en Russie. Etant donné le faible vivier français au poste d’arrière droit, Jallet n’avait jusqu’à cette trêve pas trop de soucis à se faire. Mais la convocation d’un Benjamin Pavard propre et sûr de lui lors de ses entrées a rebattu les cartes. Le Niçois va devoir convaincre avec les Aiglons pour garder sa place. Son importance dans un vestiaire ne pourra être un argument que jusqu’à une certaine limite… Il devra tout simplement être meilleur que son homologue de Stuttgart, et se montrer bon en Ligue Europa si l’aventure se poursuit pour Nice.

LAYVIN KURZAWA (Paris, 98 minutes)

Ce qu’il a montré : Kurzawa a fait du Kurzawa, alternant le chaud et le froid lors de sa titularisation contre le Pays de Galles. L’arrière gauche s’est montré sobre, a encore raté quelques centres et a été pris de vitesse sur la plus grosse occasion galloise. Mais ses qualités de projection vers l’avant restent indéniables.

Ses chances d’aller au Mondial (50%) : Tout dépendra du retour ou non de Benjamin Mendy à son meilleur niveau. Le défenseur de Manchester City était en train de prendre les commandes à son poste en Bleus avant sa blessure. S’il revient de sa rupture des ligaments croisés à temps et dans un bon état de forme, il sera certainement du voyage. Kurzawa serait alors en concurrence directe avec Digne, qui s’est montré à son avantage à Cologne, à l’image de ses dernières titularisations. Le Parisien va devoir élever son niveau et gagner en régularité avec Paris pour s’éviter une mauvaise surprise. Il a en tout cas l’avantage de jouer beaucoup plus que le Barcelonnais en club.

ADRIEN RABIOT (Paris, 90 minutes)

Ce qu’il a montré : Le Parisien n’a pas été spécialement en vue contre l’Allemagne, mais a plutôt bien fait le travail qui lui était demandé, à savoir empêcher Özil d’avoir des espaces. Il a pu se montrer davantage lorsqu’il est monté d’un cran après l’entrée de N’Zonzi, confirmant ses qualités de projection.

Ses chances d’aller au Mondial (40%) : Si Didier Deschamps conserve son 4-4-2, il n’y aura que quatre places au milieu de terrain. Pour le moment, elles reviennent sans contestation possible au quatuor Pogba-Kanté-Matuidi-Tolisso. Si c’est un 4-3-3 qu’envisage le sélectionneur des Bleus, une place se libérera et la donne pourrait alors changer. En club, le Parisien va devoir accepter de faire le dos rond en ce qui concerne son positionnement et accepter de jouer en sentinelle sans broncher, même si ce n’est pas le poste qu’il affectionne le plus. Il prouverait ainsi au sélectionneur tricolore sa polyvalence, sa capacité à s’adapter dans différents systèmes de jeu, et son aptitude à faire passer le collectif avant son intérêt personnel.

NABIL FEKIR (Lyon, 30 minutes)

Ce qu’il a montré : Sélection a encore rimé avec frustration pour le maître à jouer de l’OL. Le gaucher n’a eu qu’une petite demi-heure de jeu face au Pays de Galles, et n’a pas pu en profiter pour se mettre réellement en valeur.

Ses chances d’aller au Mondial (60%) : Pour lui aussi, le système que Didier Deschamps décidera de mettre en place avant de partir en Russie comptera beaucoup. Dans un 4-3-3, le Lyonnais n’a clairement pas sa place aux yeux du sélectionneur. Dans un 4-4-2, ou 4-2-3-1, il semble être devenu le remplaçant attitré d’Antoine Griezmann. L’ancien entraîneur de la Juventus Turin s’est montré plutôt rassurant à son propos en conférence de presse, et apprécie toujours autant son profil. Son faible temps de jeu pourrait aussi signifier que le patron des Bleus a déjà décidé de l’emmener avec lui, et qu’il voulait voir d’autres joueurs s’exprimer. Une chose est sûre, le meilleur buteur lyonnais pourra difficilement se permettre une période de moins bien s’il veut avoir sa place parmi les 23. S’il n’est pas excellent, Deschamps n’hésitera pas à le laisser à la maison, comme il l’a déjà fait cette saison.

FLORIAN THAUVIN (Marseille, 6 minutes)

Ce qu’il a montré : Pour ainsi dire, rien. Comme le temps de jeu que lui a accordé le sélectionneur. Malgré de très bonnes prestations en Ligue 1, le Marseillais est loin d’être en haut de la hiérarchie dans le contingent de pépites susceptibles d’animer l’attaque des Bleus.

Ses chances d’aller au Mondial (5%) : Difficile de dire que Thauvin a raté le train, puisqu’on lui a donné le billet sans réellement le composter. Mais c’est tout comme. Malgré les absences de Dimitri Payet, Thomas Lemar ou Ousmane Dembélé, le Marseillais n’a pas eu l’occasion de s’exprimer. Ses chances de le faire après le retour de ces joueurs que Deschamps porte haut dans son estime n’arrangera pas les choses. Cependant, en poursuivant sur ses standards avec l’OM, il restera dans les papiers de Deschamps en cas d’hécatombe dans le secteur offensif.

ALPHONSE AREOLA (Paris, 0 minute)

Ce qu’il a montré : N’a pas joué.

Ses chances d’aller au Mondial (90%) : Si le statut de deuxième gardien qu’occupe Steve Mandanda nécessite de l’expérience, celui de troisième dans la hiérarchie laisse généralement plus de place à la jeunesse. En avance par rapport à Benoit Costil de par sa situation de gardien titulaire du PSG, Areola évolue au plus haut niveau et a aussi l’avantage de représenter l’avenir. Sa place en Russie est presque assurée. Il devra cependant maintenir son niveau et ne pas se distinguer par des bourdes qui l’ont pénalisé la saison passée.

PRESNEL KIMPEMBE (Paris, 0 minute)

Ce qu’il a montré : N’a pas joué.

Ses chances d’aller au Mondial (60%) : Ne pas avoir de temps de jeu en sélection fait partie du poste de deuxième ou troisième gardien, mais cela est généralement plus inquiétant pour un joueur de champ. Cependant, même si Kimpembe n’a pas eu l’occasion de s’exprimer durant ces deux matchs amicaux, il semble, pour le moment, rester le quatrième homme de la charnière centrale française aux yeux de Didier Deschamps. Le Parisien joue régulièrement avec son club. Il devra continuer de prouver sa capacité à être bon quand Unai Emery fait appel à lui, malgré son statut de remplaçant. Car c’est dans ce registre que le sélectionneur des Bleus l’attendra s’il l’emmène en Russie.

BENOIT COSTIL (Bordeaux, 0 minute)

Ce qu’il a montré : N’a pas joué.

Ses chances d’aller au Mondial (10%) : De nouveau convoqué par Didier Deschamps pour compenser la blessure de Lloris, le gardien de Bordeaux est bel et bien quatrième dans la hiérarchie des portiers en équipe de France. Alphonse Areola a un temps d’avance sur lui et représente l’avenir. Sauf événement majeur, Costil suivra la Coupe du Monde de chez lui.