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Mardi 24 Novembre

L2 - Clermont, Moulin : "Je n'ai jamais été heureux de devoir partir" (Exclu)

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L2 - Clermont, Moulin : 'Je n'ai jamais été heureux de devoir partir' (Exclu)
A 25 ans, Jessy Moulin vit actuellement une période charnière dans sa carrière. Après avoir terminé la saison passée par quelques apparitions en Ligue 1, le voilà désormais cantonné au banc d'une équipe de Ligue 2. Interrogé à ce sujet, le portier clermontois se confie pour MadeInFoot.com.

Alors en concurrence au mois de juin avec Jérémie Janot, le natif de Valence pensait pouvoir parfaire son apprentissage du plus haut niveau. Mais l'arrivée de Stéphane Ruffier en juillet dernier a tout chamboulé. Cantonné au poste de troisième gardien, Moulin a préféré ressigner deux nouvelles saisons à l'ASSE pour ensuite être prêté afin d'acquérir du temps de jeu. Une décision contrainte et forcée pour le principal intéressé. « Sans être pessimiste, j'ai jamais été heureux de prendre cette décision. C'est un découlement de faits. Après, ça reste le football. » Avant d'ajouter, un brin fataliste : « On ne peut pas être tout le temps heureux. L'année dernière, j'ai joué la fin de saison, j'étais très heureux. Mais au début de saison suivant, un gardien de classe internationale arrive (Stéphane Ruffier, ndlr). On ne peut pas concurrencer avec trois matchs de Ligue 1. Non, je n'ai pas été content mais il faut s'adapter. »

Arrivé en pleine préparation estivale du côté de Clermont, Moulin se heurte alors à un problème de taille. Michel Der Zakarien possède déjà les bases de son équipe. En début de saison, l'ancien entraîneur du FC Nantes lui préfère l'athlétique Fabien Farnolle. Et bien lui en a pris puisque Clermont trône aujourd'hui au sommet de la Ligue 2. Seulement, Jessy Moulin ronge sans cesse son frein, tout en participant activement à la vie du groupe, attendant son heure. « J'ai envie de jouer. Mais on est premier et meilleur défense. Je suis arrivé tard. C'est dur. Je suis là, je suis presque impuissant. Il faut que je continue à travailler et que je montre, à travers des matchs amicaux et de coupe, que je suis là et que je lâche pas au cas où ça se passe mal ou qu'il y ait une blessure. Mais je souhaite que l'équipe continue sur sa lancée, je resterai le même dans le vestiaire, à mener mes gars pour les emmener au plus haut niveau. »

« J'ai qu'une envie, c'est de jouer ! »

Titularisé pour la première fois lors du septième tour de coupe de France face à l'US Feurs (CFA2), le portier clermontois s'est montré décisif pour mener les siens à une victoire extrêmement compliquée (1-2, a.p.). Preuve de son implication et de son envie de bien faire. « J'ai qu'une envie, c'est de jouer. Cela me tenait à cœur de montrer que je ne lâchais pas le morceau et que si le coach avait à faire à moi, je serai là. J'ai fait le boulot qu'on me demande. C'est vrai que ça fait plaisir quand on fait des arrêts et qu'on marque derrière, c'est là qu'on est récompensé. Je ne me tire pas la couverture pour moi, ils ont fait le boulot devant, on a gagné, c'est l'essentiel. »

Après avoir affronté l'AS Saint-Etienne en amical, le 10 novembre dernier, Jessy Moulin retrouvait le stade Maurice Rousson de Feurs avec la même appréhension. « Oui, il y en avait. C'est comme contre l'ASSE, j'avais peur de passer à travers. J'avais mes patrons, entre guillemets, mon club, mon coach (Christophe Galtier, ndlr) qui était là pour me voir, même si on n'en a pas parlé. Aujourd'hui, c'était pareil sauf qu'on joue contre une division inférieure. Si on passe à travers, on va être jugé, ça va être repris. Je suis resté concentré, j'étais là pour faire mon taf, pas plus, pas moins. Il ne fallait pas chercher à en faire trop, ça s'est bien passé, c'est l'essentiel. ».