à la une
Mardi 7 Avril

LDC - L'OL prend une option sur la Juventus ! (résumé et notes)

Commentaire(s)
LDC - L'OL prend une option sur la Juventus ! (résumé et notes)
Tousart et l'OL s'offrent le scalp de la Juve ! 8ES LDC

Séduisant puis solide, l'OL a pris le meilleur sur la Juventus Turin, ce mercredi à Lyon, en 8e de finale aller de la Ligue des Champions.

Ligue des champions - Huitièmes de finale

Lyon
1 - 01 - 0 Juventus Turin
L. Tousart 31'

L’OL est à mi-chemin d’un exploit retentissant. Opposés à la Juventus Turin, double vainqueur de la compétition, en 8e de finale de la Champions League, Anthony Lopes et ses coéquipiers ont conclu le match aller avec une victoire 1-0 à domicile qui les place en ballottage favorable en vue d’une qualification pour les quarts. Sortis laborieusement des poules et en difficulté en championnat (7e après 26 journées), quoique qualifiés pour les 1/2 finales de la Coupe de France et la finale de la Coupe de la Ligue, ils ont livré un match qu’on pourra, sans prendre trop de risque, présenter comme le meilleur de leur saison jusqu’à présent.

Les hommes de Rudi Garcia, qui avait bien tenté un coup de bluff en écartant l’idée de reconduire sa défense à trois axiaux lors de son point presse d’avant-match, ont construit ce succès sur une première mi-temps parfaitement maîtrisée. Leur 5-3-2 agressif a empêché les Bianconeri d’approcher de trop près des buts de Lopes et à l’exception d’une frappe trop enlevée d’Alex Sandro (27ème) et d’un enroulé mal ajusté de Ronaldo (35ème), le gardien lyonnais n’a pas ressenti le moindre frisson avant la pause… Sauf au moment d’exulter quand Lucas Tousart est venu conclure un excellent travail d’Houssem Aouar côté gauche pour mettre l’OL devant au tableau d'affichage (31ème).

Toko Ekambi tape la barre, Aouar trouve Tousart

Intervenue alors que la Juventus évoluait momentanément à dix, Matthijs de Ligt essuyant son visage ensanglanté sur le bord de la touche, l’ouverture du score lyonnaise n’avait toutefois rien d’immérité. Dix minutes plus tôt, Toko Ekambi avait trouvé la transversale en reprenant de la tête un corner joué au premier poteau par Aouar (21ème). Muette depuis six matchs, la recrue hivernale a eu d’autres opportunités de débloquer son compteur et de faire le break pour l’OL, mais n’a pas su profiter des errances de la défense bianconera (41ème, 44ème).

Appliqués, rigoureux et ambitieux dans le premier acte, les hommes de Rudi Garcia ont fait preuve de courage tout au long du deuxième, davantage subi. Moussa Dembélé et Karl Toko Ekambi ont eu plus de mal à conserver les ballons dans le camp turinois et si Bruno Guimaraes a justifié sa présence dans le onze de départ, alors qu’il ne connaissait que sa deuxième apparition sous ses nouvelles couleurs, Houssem Aouar et Lucas Tousart ont légèrement baissé d’un ton autour de lui. Il a donc fallu s’en remettre à cette fameuse ligne de cinq défenseurs, de moins en moins sereine au fil des minutes.

Dybala a sonné la révolte turinoise

Le premier gros coup de chaud devant les buts de Lopes est venu de Paulo Dybala, plus prompt que Marcelo pour couper un centre de Sandro, mais trop imprécis pour trouver le cadre (69ème). Le petit attaquant argentin, également auteur d’une offrande vendangée par Higuain (85ème) et d’un but refusé pour hors-jeu (87ème), a représenté la principale menace pour la défense rhodanienne. Il s’est en tout cas montré bien plus dangereux que Cristiano Ronaldo, très peu inspiré même s’il n’était pas loin de récupérer un pénalty pour une poussette de Jason Denayer en pleine surface, alors qu’il s’apprêtait à ajuster une tête à bout portant (84ème).

Malgré ces quelques sueurs froides dans les derniers instants, l'OL est bien parvenu à prendre le meilleur sur la Juventus et abordera le retour, le mardi 17 mars prochain, dans la position plus confortable du chassé que du chasseur. CR7 et ses coéquipiers, eux, devront renverser la situation pour éviter de voir leur parcours européen s'arrêter plus tôt que prévu, un an après leur élimination par l'Ajax Amsterdam au stade des quarts de finale. "Lyon est un petit Ajax", avait osé Jean-Michel Aulas dans la semaine. Ses joueurs sont à quatre-vingt-dix minutes de lui donner raison...