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Mercredi 25 Novembre

LDC - Le PSG écarte Leipzig et s'offre la première finale de son histoire ! (résumé et notes)

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Neymar et Marquinhos, après l'ouverture du score parisienne.
Neymar et Marquinhos, après l'ouverture du score parisienne. 1/2 LDC

Avec maîtrise et sérieux, le PSG a facilement dominé Leipzig, pour s'offrir sa première finale de Ligue des Champions. Ce sera dimanche, contre Lyon ou le Bayern Munich.

Ligue des champions - Demi-finales

RB Leipzig
0 - 30 - 2 Paris
13' Marquinhos
42' A. Di María
56' Juan Bernat

C’est une date que le PSG avait coché le 10 juillet dernier, après le tirage au sort du final 8, le 23 août, celle de la finale de cette édition 2019-2020 de la Champions League. Un rêve, devenu un objectif après le succès contre l’Atalanta, et qui s’est transformé en réalité ce mardi. Le PSG a triomphé du RB Leipzig pour atteindre, vingt-cinq ans après sa demi-finale perdue contre le Milan AC, la première finale de C1 de son histoire.

Contrairement à la semaine dernière, face à Bergame, les hommes de Thomas Tuchel ont évité des sueurs froides à leurs supporters, toujours privés d’un Estadio da Luz à huis clos, comme depuis le début de ce mini-tournoi à Lisbonne. Revenus dans les dernières minutes de leur quart de finale, à la faveur d’une entrée décisive de l’inattendu Choupo-Moting, ils ont cette fois maîtrisé leur sujet de bout en bout, sans jamais trembler.

Le milieu parisien rayonne, Marquinhos s'élève au-dessus de la mêlée

La clef est venue du milieu de terrain. Renforcé par le technicien allemand, qui avait choisi au coup d'envoi un 4-3-3, aux dépens de Mauro Icardi, sur le banc, il a parfaitement répondu au système imaginé par Nagelsmann, un 4-5-1 avec le seul Yusuf Poulsen pour exercer le pressing sur les centraux parisiens. Malgré une grosse densité dans l’entre-jeu, Ander Herrera et Leandro Paredes ont fait la loi dans la récupération et ont su trouver des passes transversales qui ont cassé le premier rideau adverse (133 passes à eux deux, dont 125 réussies).

Positionné en sentinelle, Marquinhos s’est moins distingué dans son jeu de passe, se contentant la plupart du temps de faire le relais sur des changements d’ailes. Mais le Brésilien s’est montré d’une toute autre manière, en ouvrant le score dès la 13e minute. Auteur du but de l’égalisation la semaine dernière, en renard, il s’est cette fois élevé au-dessus de la mêlée pour catapulter un coup-franc de Di Maria dans les buts de Gulacsi.

Di Maria impliqué sur les trois buts

Suspendu contre Bergame, le gaucher argentin s’est très vite mis dans le bain de ce final 8. Trente minutes après son ballon déposé sur la tête de Marquinhos, il a offert le break au PSG en profitant d’une relance catastrophique de Gulacsi, suivie d’une talonnade bien sentie de Neymar (42e). Peu avant l’heure de jeu, c’est encore lui qui a servi un caviar à Juan Bernat, resté dans la surface allemande après une percée dans son couloir gauche, pour inscrire de la tête le troisième but parisien (56e).

Alignés aux côtés d’El Fideo, Neymar et Mbappé n’ont pas marqué, et c’est peut-être là le seul point négatif de la soirée parisienne. Le premier s’est évidemment montré, en provoquant le coup-franc amenant l’ouverture du score, en offrant le second but à Di Maria et en trouvant le poteau de Gulacsi à deux reprises, sur un duel (6e) et sur un coup-franc surprenant (35e). Le second, de retour dans le onze de départ sans être au meilleur de sa forme, a eu plus de mal, ne parvenant ni à faire des différences balle au pied, ni à faire le bon geste face aux buts (17e, 70e, 72e).

Le PSG entre dans le club des cinq

Défensivement, les champions de France se sont aussi très bien comportés, même si Thilo Kehrer a encore affiché quelques limites à un poste de latéral droit qui n'est visiblement pas le sien. Sergio Rico n'a rien eu à faire d'autres que des arrêts (9e, 60e, 76e) largement à la portée d'une doublure au PSG et a pu engranger un peu de confiance avant la finale, qu'il devrait jouer à moins d'un miracle concernant Keylor Navas.

Le PSG devient le cinquième club français à atteindre la finale de la Champions League, après Reims, Saint-Etienne, Marseille et Monaco. Un club des cinq qui pourrait accueillir un sixième membre, puisque l'Olympique Lyonnais aura l'occasion de rejoindre les Rouge-et-Bleu dimanche. Il faudra pour cela faire tomber le Bayern Munich, tombeur 8-2 du FC Barcelone en quart. Dans cette double-confrontation franco-allemande, la France mène 1-0.