LFP - Cinq innovations majeures prévues par la Ligue pour booster le foot français

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LFP - Cinq innovations majeures prévues par la Ligue pour booster le foot français
Didier Quillot, le directeur général exécutif de la LFP, ne manque pas d'idées... LFP

La LFP a annoncé ce matin toute une salve de mesures envisagées pour redonner de l'éclat au football professionnel français. Notre rédaction a sélectionné les cinq plus marquantes.

Nathalie Boy de la Tour et Didier Quillot s’étaient mis sur leur trente-et-un ce matin. La présidente et le directeur général exécutif de la LFP ont présenté aux médias leur « plan stratégique » pour le cycle 2017-2022. Autrement dit, leurs idées pour combler, d’ici cinq ans, le retard pris depuis des décennies par le championnat de France sur ses concurrents européens que sont l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne. Les deux dirigeants ont exposé cinq axes de travail (protéger et favoriser la formation, valoriser le football français à l’international, augmenter les revenus matchday et merchandising, réchauffer les relations avec les partenaires et développer une nouvelle stratégie de communication), regroupant au total vingt initiatives différentes.

Certaines apparaissent comme des évidences (mutualiser les achats pour optimiser les coûts, amélioration de la qualité des pelouses, développement de l’arbitrage), tandis que d’autres semblent superflues (développement de l’e-sport, création d’un réseau d’ambassadeurs). Mais parmi ces mesures, on en retrouve quelques-unes qui ne vont pas laisser insensible le microcosme du football français, des joueurs aux clubs, en passant par les spectateurs, les médias et les téléspectateurs.


Assouplir la limite des joueurs extra-communautaires

Actuellement fixée à quatre pour la Ligue 1 et deux pour la Ligue 2, la limite des joueurs extra-communautaires devrait être revue à la hausse. Cela permettrait aux clubs de pouvoir recruter davantage de joueurs n’ayant pas de passeport européen. Le PSG, par exemple, n’avait pu recruter aucun joueur extra-communautaire l’été dernier, jusqu’au départ du brésilien David Luiz à Chelsea, dans les dernières heures du mercato.

Des playoffs en Ligue 2

Alors que les barrages vont refaire leur apparition entre le 18e de Ligue 1 et le 3e de Ligue 2, à la fin de cet exercice 2016-2017, la Ligue prévoit de tester une toute autre formule dans les années à venir : des playoffs qui concerneraient les équipes positionnées entre la 3e et la 6e position pour désigner celle qui accompagnera les deux premiers de la saison régulière, directement promus dans l’élite. De quoi faire grincer des dents les pensionnaires de la L2, perçue par la LFP comme une sorte de laboratoire destiné à « expérimenter de nouveaux formats pour les compétitions ». De la même manière, on pourrait y tester l’utilisation des cartons blanc et vert, ainsi que l’application d’un fair-play financier…

Favoriser la formation

À l’instar de ce qui est imposé par l’UEFA aux clubs qualifiés dans ses deux compétitions (Champions League et Europa League), la Ligue aimerait obliger les formations de L1 et L2 à compter dans leurs effectifs professionnels un nombre minimal de joueurs formés localement. L’objectif étant de promouvoir la formation française et d’éviter que les pépites taillées sur l’Hexagone soient tentées par la signature d’un premier contrat pro à l’étranger, comme ce fut le cas à Paris (Dembélé, Coman) ou Marseille (Boutobba) récemment.

Une draft pour attirer les stars… chinoises

Si elle milite pour que les jeunes pousses du football français soient plus rapidement intégrées aux effectifs de leurs clubs formateurs, la LFP propose également d’attirer de nouvelles stars internationales. Guidée par l’opportunité d’augmenter ses recettes en droits TV en implantant sa marque sur le continent asiatique, elle aimerait créer une draft en Chine, qui permettrait aux clubs français d’aller piocher dans un vivier de talents issus de l’Empire du Milieu.

Avancer des matchs à 13h

Pour vendre ses droits TV à l’autre bout de la planète, il faudra aménager les horaires des matchs. Or, il serait difficilement imaginable de convaincre les chinois ou les américains de se lever en pleine nuit pour suivre un Rennes-Metz ou un Toulouse-St-Etienne. A l’instar de ce qui se fait déjà en Espagne, en Italie et en Angleterre, l’idée de la Ligue serait de décaler certaines rencontres. À 13h, par exemple, comme l’ont proposé Quillot et Boy de la Tour ce matin.