Trop inconstant dans ses performances, le
LOSC a payé son manque d'expérience pour continuer l'aventure européenne en
Ligue des Champions. Pourtant, les lillois avaient réussi à reprendre leur destin en main lors d'une dernière rencontre où ils ont sans cesse buté sur le bloc dressé par la formation turque de Trabzonspor (0-0). A tel point que les nordistes ont terminé dernier de leur poule. Une contre-performance notable pour le champion de France en titre. Loin d'être une fatalité pour
Rudi Garcia qui a su remobiliser ses troupes pour repartir de l'avant et retrouver la plus prestigieuse des compétitions européennes dès l'an prochain.
"Si on avait pleuré tous les soirs, on serait encore en train de pleurer, sauf qu’on aurait certainement perdu contre Dijon après. Le but, c’était de se dire que, si on voulait y goûter de nouveau, il fallait terminer sur le podium, que le podium c’était le Championnat et que le Championnat c’était déjà Dijon", confie ainsi le meilleur entraîneur français de l'année 2011 dans les colonnes de
L'Equipe. Pour autant, Garcia sait que la confirmation est toujours délicate après un titre de champion de France. Bordeaux (2009) et Marseille (2010) s'y sont cassés les dents la saison suivante. D'autant plus qu'à Lille, l'intersaison a été mouvementée. Exit Gervinho, Rami ou encore Cabaye. Place à Basa, Pedretti, Payet et Cole. Pour Garcia, le LOSC, actuellement troisième, est dans le bon wagon.
"On est différents de la saison dernière. On a acquis de l’expérience. Par contre, on a renouvelé l’effectif à 50 %, il y a au moins trois joueurs titulaires qui ont changé, ce qui nous a demandé beaucoup de travail. Ce n’est pas si évident de retrouver une complémentarité. Mais on a plus de points que l’année dernière, on fait partie des meilleures attaques et des meilleures défenses… On veut lutter jusqu’au bout pour une place dans les trois premiers et, pour l’instant, on en a les moyens."