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Mercato - Comment l'OM a durci le ton avec le monde des agents

Eyraud et Zubizarreta ont opéré une petite révolution à l'OM.
Mercato - Comment l'OM a durci le ton avec le monde des agents

Depuis son rachat par Frank McCourt et la mise en place d'une toute nouvelle direction, l'OM n'entretient plus les mêmes rapports avec les agents de joueurs. Jacques-Henri Eyraud et Andoni Zubizarreta détaillent leur ligne de conduite et leur manière de s'y tenir...

En dix-huit mois, les nouveaux dirigeants de l'OM ont opéré une petite révolution. Au niveau des résultats sportifs, sur l'importance accordée à la formation, mais aussi dans leurs rapports avec le monde des agents. Dans un passé récent, le club provençal a connu quelques problèmes pour avoir flirté trop dangereusement avec les limites de l'éthique en matière de transferts. En 2007, Robert Louis-Dreyfus a été condamné à une peine de prison dans l'affaire des comptes de l'OM et sept ans plus tard, plusieurs de ses successeurs (Diouf, Dassier, Labrune) ont été placés en garde à vue pour des histoires de transferts douteux et de rétrocommissions. Une réputation dont l'Olympique de Marseille veut se débarrasser une bonne fois pour toutes.

"Je ne souhaite pas que l'OM soit sur le devant de la scène médiatique pour des procédures judiciaires, des suspicions", impose Jacques-Henri Eyraud dans les colonnes du Monde, ce jeudi. "C'est à l'opposé de l'image qu'on veut véhiculer ; un club professionnel, composé de gens professionnels." Décrit comme "très méfiant" par le milieu des agents de joueurs, le président Marseillais se refuse à échanger avec eux, leur priant de s'adresser directement à son directeur sportif Andoni Zubizarreta. Mais ce dernier, épaulé par Alexandre Mialhe (secrétaire général) et Thierry Aldebert (directeur de l'exploitation et de la sûreté du club), ne traite pas avec n'importe qui. Seuls les agents titulaires d'une licence délivrée par la FFF, d'un équivalent à l'étranger ou accompagnés par un référent français licencié sont reçus lorsqu'ils viennent toquer à la porte de l'OM.

L'OM a recalé "un très bon arrière central gauche" par souci d'éthique

Parfois, des recherches approfondies sont même effectuées par le club afin de s'assurer de la bonne foi des intermédiaires. "Il nous est arrivé d'effectuer un peu plus de recherches sur certains profils", confirme Eyraud. Et si les résultats de ces "recherches" ne plaisent pas à l'état-major olympien, les négociations sont automatiquement rompues, quitte à passer à côté d'une belle occasion de renforcer l'effectif de Rudi Garcia. Andoni Zubizaretta se souvient par exemple avoir refusé "un très bon arrière central gauche et deux, trois autres joueurs", parce que leurs entourages n'étaient pas jugés assez fiables. "On a érigé en principe le fait de dire non à un joueur parce que son entourage n'offre pas les conditions suffisantes sur le plan réglementaire", résume JHE. Le cadre est strict, mais on ne peut plus clair.

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Marseille