MHSC - Le coup de gueule de Jean-Louis Gasset

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MHSC - Le coup de gueule de Jean-Louis Gasset
Jean-Louis Gasset aimerait voir plus de monde dans les tribunes de La Mosson. NANTES MHSC GASSET 29E JOURNéE L1

Désabusé par le manque d'engouement autour de son équipe lors des matchs à domicile, Jean-Louis Gasset a demandé aux supporters du MHSC de redoubler d'efforts pour venir encourager leurs joueurs, dans une fin de saison qu'il qualifie de « moment clé » pour le club...

Samedi, Montpellier reçoit le FC Nantes pour son deuxième match d’affilée à La Mosson. Une semaine après avoir manqué une belle occasion de basculer dans la première moitié du classement ou, au moins, de s’éloigner de la zone rouge, en concédant le match nul contre Guingamp (1-1), les hommes de Jean-Louis Gasset ont une deuxième chance. « Si on était au tennis, on dirait que c’est une deuxième balle », plaisantait l’entraîneur Pailladin en conférence de presse, ce midi. Ce n’est pourtant pas dans l’ambiance feutrée propre à tout ce qui entoure la petite balle jaune que Gasset compte évoluer, ce week-end. Profitant de sa présence face aux médias, inhabituellement nombreux ce jeudi, il a lancé un appel aux allures de coup de gueule, afin de garnir les travées de La Mosson.

« En venant ici, j’ai dit qu’on avait besoin de tout le monde. Aujourd’hui, Je fais un appel au public. Je veux remercier les 9 000 supporters qui étaient là contre Guingamp, qui nous ont encouragés malgré notre première mi-temps insipide, et qui veulent que Montpellier reste en L1 », a d'abord relevé le technicien. « Mais pourquoi y avait-il 16 000 personnes contre St-Etienne (victoire 2-1, le 19 février, ndlr) et seulement 9 000 contre Guingamp ? Ça me dépasse (...) Et qu’on ne me parle pas du stade ou du parking, puisque contre St-Etienne, il y avait du monde », enrage Gasset. « L’union sacrée, c’est ça. Les joueurs ont besoin de se sentir soutenus pour se surpasser. Il faut se surpasser dans la vie ! C’est un appel au peuple que je fais. Si on prend trois points contre Nantes, on met un orteil de plus dehors. Sinon, on va encore vivoter. Il y a des moments clés pour un club, là c’en est un. »

« On a besoin de tout le monde et de vous aussi », a-t-il poursuivi, s’adressant cette fois directement aux journalistes. « Le jour du match, sur la première page du Midi Libre, il n’y avait pas un mot sur le match à La Mosson. C’est quelque chose qui me choque, honnêtement. Quand on a parlé d’union sacrée, j’ai senti autour de moi, au sein du club, des gens qui sont avec moi et qui me le disent. Je veux que tout le monde soit là-dedans, parce que c’est le club qui en pâtit. Plus on est, plus on a de la force. Si on joue à huis clos, on a moins de chances de gagner que si on a les 10 000 qui étaient là contre Guingamp. Mais les 10 000 de Guingamp, qui étaient extraordinaires, si on en rajoute 10 000 de plus, ça met une ambiance qui fait que le joueur a envie de se surpasser. Et plus les joueurs se surpassent, plus on a de chance de prendre trois points. » À dix journées de la fin du championnat, il serait temps d'entamer ce cercle vertueux.