MHSC - Même « fatigué », Jean-Louis Gasset a toujours de la poigne !

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MHSC - Même « fatigué », Jean-Louis Gasset a toujours de la poigne !
Jean-Louis Gasset est en mission à Montpellier. MHSC GASSET

A deux jours de la réception de Bastia, Jean-Louis Gasset appelle son groupe, et plus globalement le club du MHSC, à l'unité.

Ce jeudi matin, à J-2 de la réception de Bastia, la majeure partie du groupe montpelliérain s’est exercée sur un atelier de frappes, devant les buts gardés par le trio Pionnier-Jourdren-Ligali. Derrière, Jean-Louis Gasset a donné de la voix, demandant de l’application, de la justesse et, surtout, de l’investissement. « Je voulais prendre du recul et ne pas trop parler mais, à l’arrivée, j’ai la gorge très grasse », a-t-il avoué dans un sourire, quelques minutes plus tard, en conférence de presse.

En effet, depuis sa prise de fonctions mardi, le nouvel entraîneur du MHSC se dit fatigué moralement et physiquement, lui qui a perdu sa femme il y a peu. Mais son implication dans les séances d’entraînement, aussi bien que le discours qu’il a tenu aux joueurs, dès son arrivée dans le vestiaire pailladin, prouve qu’il prend son rôle très à coeur. Son rôle, ou plutôt sa « mission »... « Laurent Nicollin m’a appelé dimanche matin, en me demandant si j’étais prêt à accepter une mission. Je lui ai dit que je ne l’étais pas. Je ne m’attendais pas du tout à un truc comme ça, je lui ai demandé un jour de réflexion. Ça me paraissait impossible que je revienne, mais à partir du moment où ce sont eux qui m’ont appelé, j’ai fini par revenir. Tout le monde était inquiet, parce qu'on me trouve fatigué, et je le suis, mais j’ai accepté. »

« Quand ça s’éparpille, ça finit mal »

Le challenge est pourtant compliqué à relever. Montpellier reste sur une série de cinq matchs sans victoire toutes compétitions confondues et pointe à la 15e place du classement de Ligue 1, à un point du barragiste. « La situation est délicate. Quand tu es à un point des équipes en danger, elle est obligatoirement délicate », a-t-il expliqué. « Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est de voir que tout le monde est nerveux. Le président est nerveux, les supporters sont nerveux, les joueurs sont nerveux. C’est normal, Montpellier n’a pas gagné un match en 2017. Que tu sois à Montpellier ou ailleurs, quand tu es éliminé des deux coupes et que tu as pris un point sur neuf en 2017, tout le monde devient nerveux (…) J’espère plus de solidarité. Il faut que tout le monde se regroupe. Quand ça s’éparpille, ça finit mal. L’heure peut être grave... »

Pour Gasset, il suffirait d’une victoire pour relancer la machine. « Il n’y a qu’un antibiotique : repartir sur des résultats positifs. Il faut gagner un match, c’est tout. Maintenant, la question, c’est : "Comment le gagner et avec qui ?" » Pour y répondre, l’ancien adjoint de Laurent Blanc a sondé ses cadres. « J’aimerais que des leaders sortent de la tanière, j’ai besoin d’eux ! J’ai parlé aux joueurs importants, ceux sur qui je compte, qui vont faire passer le message. Ils doivent monter d’un cran eux aussi », a prévenu Gasset. « On a des joueurs qui sont leaders sur le terrain, mais ils doivent l’être aussi dans le vestiaire. Il faut amener ce goût de la victoire à chaque match, pas seulement faire un bon coup de temps en temps... » Qu'on se le dise, même fatigué, Jean-Louis Gasset a toujours de la poigne !