MHSC - Roussillon : "Je peux rester à Montpellier, sans problème" (exclu Madein)


Jérôme Roussillon, ici face à Nantes, s'est confié à MadeinFOOT.
MHSC - Roussillon : 'Je peux rester à Montpellier, sans problème' (exclu Madein)

À 24 ans, Jérôme Roussillon fait partie des joueurs potentiellement sur le départ à l'issue de la saison, à Montpellier. Il y a quelques semaines, son entourage nous avait effectivement dévoilé que la question de son avenir « se posera cet été », alors que plusieurs clubs de Premier League ont déjà coché son nom en vue du mercato. Le principal concerné, que nous avons rencontré sur les hauteurs de Grammont, est en tout cas bien loin de songer à faire ses valises. Mieux, il estime pouvoir franchir un pallier au MHSC, où l’arrivée de Jean-Louis Gasset, fin janvier, semble lui avoir redonné un coup de boost.


MadeinFOOT : Quel est le programme durant cette trêve internationale ?
Jérôme Roussillon : « C’est individualisé. Personnellement, j’ai un petit problème au mollet, donc j’ai surtout fait de la course. »

Les derniers résultats du MHSC sont plutôt inquiétants (3 défaites et 1 nul). Y a-t-il danger, selon vous ?
« Danger, je ne sais pas, mais il faut qu’on regarde vers le bas. Il y a des équipes qui commencent à revenir, donc il faudra commencer par une victoire contre Toulouse (dimanche, 31e journée). »

Il y a encore quelques semaines, vous regardiez vers le haut ?
« Oui on regardait vers le haut. On avait deux matchs à domicile, contre Guingamp (1-1) et Nantes (2-3), qu’on a mal négociés. Là, maintenant, on va plutôt regarder vers le bas. »

Cette semaine avec deux matchs à domicile, était-ce le tournant de la saison ?
« Oui, on peut dire ça… »

Comment expliquez-vous cette baisse de régime, après un mois de février prometteur ?
« On a été pénalisé par des manques de concentration, moi le premier. Après, la chance n’est pas non plus de notre coté. »

À quoi attribuez-vous ces sautes de concentration répétées ? Vous êtes-vous vus trop beaux ?
« Non, je pense que cette mauvaise passe pouvait arriver à n’importe quel moment de la saison. Et là, ça tombe très mal… »

Vous avez la deuxième pire défense de Ligue 1 (derrière Lorient) avec 54 buts encaissés. En tant que défenseur, vous sentez-vous plus responsable qu’un autre ?
« Ce n'est pas aux défenseurs d’assumer toute la responsabilité, je pense que c’est toute l’équipe. On peut dire que les défenseurs font des erreurs individuelles, mais on peut aussi penser qu’ils sont fatigués parce que, devant, on ne gratte pas assez de ballons. Tout dépend du point de vue. »

Vous n’êtes pas confronté à une concurrence féroce à votre poste. Comment le vivez-vous ?
« Physiquement, d’abord, je pense qu’à mon âge et à mon niveau, je peux enchaîner. Je dois le faire. J’ai quelques pépins physiques, mais je ne pense pas que ce soit un gros problème. Et puis, il y a de la concurrence, il y a le petit Poaty (Morgan, ndlr) et Mamad (Mamadou Ndiaye, ndlr). C’est à moi, personnellement, de travailler. Concurrence ou pas, il faut toujours apprendre et travailler. »

Y a-t-il une différence entre les consignes que vous donnait Frédéric Hantz et celles transmises aujourd’hui par Jean-Louis Gasset ?
« Oui on peut dire ça... Le coach Hantz me demandait de plus me concentrer sur le travail défensif et de monter quelques fois par mi-temps. Le coach Gasset aime le jeu et veut que les latéraux participent. Mais il faut savoir gérer, parce que si on monte, il faut pouvoir revenir derrière. C’est vrai que j’ai plus de libertés avec Gasset. »

Vous sentiez-vous inhibé par les consignes de Frédéric Hantz ?
« Il ne me disait pas de ne pas monter du tout, mais c’est vrai que, parfois, je me sentais un peu frustré. Il me demandait de rester derrière le ballon et d’attendre que la balle soit dans le camp adverse pour monter. Pour un défenseur, c’était plus difficile, on devait faire de grandes courses. Mais je m’adaptais, c’était le coach. »

Personnellement, où se situent vos axes de progression ?
« Je travaille sur ma concentration. Parfois, j’ai des trous, je l’assume. J’ai aussi des problèmes au niveau des centres. Il faut que je m’améliore là-dessus et ça fait aussi partie de la concentration. Parfois, je fais trop vite les choses. »

Qu’a amené Jean-Louis Gasset au groupe ?
« Sa hargne. Son expérience, aussi, parce qu’il est passé dans des grands clubs. Je pense qu’il nous a donné confiance en nous. Il a un très bon discours. »

La confiance, c’est justement quelque chose qu’il vous manquait ?
« Ce n’est pas que ça nous manquait. En prenant mon cas personnel, avant j’étais paniqué, mais il m’a fait comprendre qu’il fallait être plus tranquille. »

Son avenir est assez flou. En tant que joueur, avez-vous une idée de ce qu’il veut faire après cette saison ? Se projette-t-il dans l’avenir avec vous ?
« Nous, pour l’instant, on se concentre sur le présent. »

Votre avenir à vous n’est pas aussi incertain, puisque vous êtes sous contrat jusqu’en 2019, mais l’idée d’un départ vous traverse-t-elle l’esprit ?
« Non, je suis très bien à Montpellier. »

A 24 ans, vous pourriez avoir envie de franchir un cap, découvrir autre chose…
« Je ne me pose pas la question. Je veux jouer et sauver le club le plus vite possible. Il me reste deux ans et je suis très bien installé ici. »

Vous vous verriez donc rester ici cet été ?
« Oui tout à fait, sans problème. »

Depuis cet hiver, certains clubs anglais vous ont dans le viseur...
« Je pense que ce n’étaient que des rumeurs. Il n’y a pas eu d’offre. La Premier League est un championnat intéressant, le jeu correspond plutôt à mon profil. Ce serait bien… Mais ce serait bien (il insiste sur le conditionnel). Et je suis très bien à Montpellier… »

A l’image de ce qu’a fait Morgan Sanson en allant à Marseille, pensez-vous pouvoir franchir un pallier dans un autre club français ?
« C’est ce qu’a fait Morgan et c’est très bien, oui. Mais si ça se trouve, je peux passer un échelon ici, avec le coach Gasset. Si on avait gagné contre Guingamp et Nantes, on serait passé dans la première partie de tableau et on aurait pu faire quelque chose de bien… Donc ça peut arriver ici aussi, comme ailleurs. »

Et vous êtes très bien à Montpellier…
(rires) « Voilà, vous avez tout compris ! »

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Jérôme Roussillon

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