MHSC - Sessègnon vise plus haut

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MHSC - Sessègnon vise plus haut
Stéphane Sessègnon était en conférence de presse ce jeudi. MHSC SESSEGNON 28E JOURNéE L1

Stéphane Sessègnon affichait un large sourire en entrant dans la salle de presse de Grammont, ce midi. Le milieu béninois, d'habitude plutôt réservé face aux médias, est même arrivé en chantant ! Le signe que l'ambiance s'est considérablement détendue à Montpellier, où les hommes de Jean-Louis Gasset restent sur trois victoires et deux défaites (contre Monaco et Nice) sur leurs cinq derniers matchs.

Satisfait des derniers résultats glanés par son équipe, mais aussi du jeu qu'elle produit depuis plusieurs semaines, Sessègnon reste néanmoins conscient qu'il peut apporter davantage d'un point de vue individuel, pour sa première saison dans l'Hérault. À commencer par samedi, contre Guingamp (28e journée de Ligue 1), dans un match qui pourrait faire basculer le MHSC dans la première moitié du classement.


Vous arrivez en chantant, ça prouve que tout va bien ?
« Ça va, tout va bien (sourire). »

Pourtant, les deux matchs qui arrivent (contre Guingamp puis Nantes) sont très importants pour Montpellier...
« On est conscient de ça, bien sûr. On va jouer deux matchs à domicile, donc on a une obligation de ramener des résultats. On sait que, si on arrive à gagner ces deux matchs, ça nous rassurera en vue du maintien. »

On imagine que vous avez revu le match de Nice (défaite 2-1 vendredi dernier). Il ne vous a pas manqué grand chose...
« Oui, on a fait une grosse première mi-temps... La stratégie qui avait été mise en place par le coach a été respectée. C’est dommage qu’on ait flanché dans le jeu en deuxième. On a manqué de lucidité. Nice, c'est une équipe qui va peut-être jouer la Champions League la saison prochaine. On est satisfait, mais il y a de la déception... »

Est-ce un match rassurant, malgré la défaite ?
« C’est vrai qu’on est en nette progression dans le jeu. On va pouvoir se servir de ce qu’on a pu faire de bien dans ce match pour ceux à venir. Mais il faut que les résultats suivent. »

Abordez-vous le match contre Guingamp avec le seul objectif du maintien, ou l’opportunité de regarder plus haut vous traverse l’esprit ?
« Il faut déjà l’assurer, ce maintien. C’est la priorité. Dans le foot, tout va très vite. Si on arrive, sur ces deux matchs, à assurer notre maintien, on pourra peut-être se faire plaisir sur cette fin de saison... »

Avec seize matchs et un but en Ligue 1, comment qualifieriez-vous votre saison pour l’instant ?
« Je prends du plaisir, c’est clair. J’aurais aimé être plus décisif, mais le plus important, c’est l’équipe. Je ne dirais pas que ma saison est convaincante jusqu’à présent, loin de là, mais il faut surtout retenir le côté collectif et pour moi, aujourd’hui, j’essaie d’apporter le maximum pour que l’équipe gagne. »

Vous avez joué à plusieurs postes depuis votre arrivée. Où vous sentez-vous le plus à l’aise ?
« Je pense que dans le dispositif dans lequel on joue actuellement, je me sens bien, je touche beaucoup de ballons. Je n’ai peut-être plus les jambes, la percussion que j’avais avant, donc je préfère jouer dans le coeur du jeu. On a une équipe avec deux ou trois joueurs à l’aise avec le ballon offensivement. Moi, j’essaie de participer et je me mets là où le coach me le demande. »

Guingamp et Nantes sont deux adversaires à la lutte avec vous au classement...
« C’est notre championnat ! Ce n’est pas facile... Pour moi, c’est plus facile de jouer le PSG ou Lyon, plutôt que des équipes comme Guingamp ou Nantes. Là, ça bataille, ça joue le maintien, donc ce sont des matchs difficiles. »

On dit que c’est toujours délicat de gagner deux matchs d’affilée à domicile. Vous pensez pouvoir le faire ?
« J’y crois en tout cas ! Il faut gagner Guingamp avant de penser à Nantes, mais je pense qu’on est dans la capacité de gagner deux fois à domicile. Moi, j’y crois, oui. »

Jean-Louis Gasset parle souvent de vous comme d’un leader technique. Comment assumez-vous cette responsabilité ?
« Je suis quelqu’un qui parle peu dans le vestiaire. On a la chance d’avoir une équipe à l’écoute, donc il n’y a pas forcément besoin de parler. Mais par moments, on est trop gentil. Quand on fait des mauvais matchs, on n’ose pas se le dire, on n’ose pas taper du poing sur la table. Moi, je suis plutôt un leader dans le jeu, pas quelqu’un qui prend trop la parole dans le vestiaire. Mais le jour où il faudra le faire, je ne vais pas m’en priver. »