Nantes - La justice s'intéresse au transfert suspect d'Anthony Limbombe...

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Nantes - La justice s'intéresse au transfert suspect d'Anthony Limbombe...
Anthony Limbombe a rejoint le FC Nantes l'été dernier. NANTES FC BRUGES LIMBOMBE MOGI BAYAT BAYAT

Ce dimanche, le journal L'Equipe apporte un éclairage nouveau sur le transfert d'Anthony Limbombe, conclu à la fin du mois d'août par le FC Nantes l'été dernier. Initialement estimé à 8 millions d'euros environ, il aurait finalement atteint 10 M€ d'après la justice, qui s'y est fortement intéressée depuis le mois d'octobre, quand une gigantesque affaire de fraudes a éclaté dans le football belge. Mogi Bayat, un agent influent dans les clubs du plat pays, est concerné par cette affaire (il a été placé en détention préventive avant d'être libéré sous caution) et a justement été impliqué dans le transfert de Limbombe entre le FC Bruges et les Canaris. Il aurait touché une commission trop importante d'une prime de 3 M€ versée au joueur lors de la transaction. Au moins la moitié aurait été reversée à Bayat, alors que la législation française plafonne à 10% les commissions d'agents. Dans le cadre de l'enquête diligentée par le tribunal de première instance de Limbourg, Limbombe a même été placé en garde à vue le 5 novembre, dans les locaux de l'antenne de police judiciaire de Nantes.

En outre, les anciens agents du joueur belge (24 ans) menacent de faire valoir leurs droits puisqu'ils avaient travaillé l'été dernier, toujours d'après L'Equipe, pour le faire signer en Premier League. Huddersfield, notamment, était prêt à boucler un transfert qui aurait rapporté près de 15 M€ au FC Bruges, mais Limbombe a pris ses distances avec son entourage de l'époque et le club anglais s'est méfié, avant de lâcher l'affaire. Quelques jours plus tard, il a donc fini par s'engager à Nantes avec le concours de Mogi Bayat. "De notre part, il n'y a pas eu de prime", soutient Waldemar Kita, le président du FCN. "On sait juste qu'on a payé un prix pour son transfert, en plusieurs fois, donc je ne vois pas où il y a un problème, et on n'a pas à justifier combien on l'a payé. On n'est jamais venu nous voir à ce sujet. Le joueur a assuré qu'il n'avait pas touché de prime, il a été libéré. Après, si des commissions ont été partagées en Belgique, ce n'est pas notre problème. Les enquêteurs, aujourd'hui, ont relâché tout le monde, y compris Mogi (Bayat)." L'affaire, en tout cas, est loin d'être terminée.