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Dimanche 5 Juillet

OL - La nouvelle sortie fracassante de Jean-Michel Aulas sur l'arrêt de la L1 !

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OL - La nouvelle sortie fracassante de Jean-Michel Aulas sur l'arrêt de la L1 !
Jean-Michel Aulas a de nouveau démonté les dirigeants français !

Suite à l'annonce de la reprise de la Liga dans un futur proche, Jean-Michel Aulas a profité de l'occasion pour mettre davantage de pression sur les dirigeants français et renouveler sa demande d'une reprise de la Ligue 1.

Jean-Michel Aulas n'en démord pas. Accablé par la fin prématurée de la saison 2019-2020 qui prive son club de compétition européenne la saison prochaine, le président lyonnais a décidé de déposer deux recours. Ces derniers jours, le club a été débouté par le Tribunal Administratif de Paris et il devra saisir le Conseil d'Etat, lequel pourra les étudier. En attendant, JMA a trouvé un nouvel argument pour renforcer sa position, celle de faire machine arrière et reprendre le championnat de France. Cet argument n'est autre que la reprise de la Liga, prévue la semaine du 8 juin, comme l'a annoncé le gouvernement espagnol samedi après-midi.

"On se dit qu'on est vraiment trop cons"

L'Olympique Lyonnais s'est d'ailleurs félicité de cette nouvelle dans un communiqué tandis que son président a profité de l'occasion pour s'offrir une énième sortie médiatique. "C'est un comble, cette histoire. Depuis deux mois, les dirigeants espagnols observent et travaillent en phase avec l'UEFA. Ce qui est paradoxal, c'est qu'ils ont assisté, Javier Tebas (patron de la Liga) en particulier, aux mêmes réunions que Didier Quillot (directeur général exécutif de la LFP). Celle du 23 avril notamment" rappelle le patron lyonnais dans une interview donnée à L'Equipe. "En réalité, ce qu'ils ont dit à cette réunion avec l'UEFA, c'est : "patience". Quand on voit que nos dirigeants y ont assisté, en en tirant des conclusions différentes, on se dit qu'on est vraiment trop cons, excusez-moi du terme."

Jean-Michel Aulas considère qu'il s'agit "d'un scandale absolu" que la France "ne regarde même pas" le protocole sanitaire publié par l'UEFA. "On constate qu'il y a un protocole avant, pendant et aussi après les matches. Et si on se rend compte que les risques se concrétisent, hé bien on arrête ! Moi, je n'ai jamais dit qu'il fallait aller jusqu'au bout s'il y avait des contaminations. En revanche, décider d'arrêter le Championnat sur des arguments qui sont faux, c'est une erreur grave qui va coûter à nos clubs plusieurs centaines de millions d'euros" déplore-t-il.

"Il s'est passé quelque chose, et on le saura"

Toujours aussi remonté contre la décision des dirigeants des instances françaises, JMA a désormais un comparatif en plus à effectuer pour démonter la décision prise fin avril. "Vous avez vu la lettre que m'a adressée le président (de l'UEFA) Aleksander Ceferin. Il démonte complètement la date du 3 août (une recommandation aux Fédérations nationales pour terminer les championnats). Cette date a pourtant été un argument donné à notre ministre des Sports, mais il est faux. Il est quand même paradoxal qu'un pays comme l'Espagne, qui a été plus touché que la France par la pandémie, ait réfléchi et ait trouvé des réponses. Et je pense qu'ils ont un comité scientifique au moins aussi pertinent que celui qu'a consulté le président Macron. Mais eux, ils ne se sont pas précipités" déclare-t-il, avant de prévenir : "chez nous, ceux qui s'enfoncent aujourd'hui, comme s'ils voulaient justifier a posteriori une décision qui était une erreur, porteront une lourde responsabilité."

Le président de l'OL rappelle également que le PSG et l'OL pourraient se retrouver "les deux pieds attachés et la tête coupée" au moment de reprendre la Ligue des Champions en août prochain puisque les autres grands championnats, principaux concurrents des clubs français, seront dans le rythme de la compétition. Aulas assure que les dirigeants français "aggraveront leur responsabilité" s'ils ne font pas machine arrière. "Je n'ai jamais voulu profiter de la situation. Et on verra ce que diront les tribunaux. Cette décision d'arrêter n'est pas normale. Il s'est passé quelque chose, et on le saura. Ce n'est pas bien que cette décision intéresse ceux qui sont montés en L1, ou pas descendus en L2" ajoute-t-il.