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Vendredi 23 Octobre

OL - Le premier coup de pression de Jean-Michel Aulas sur Rudi Garcia

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OL - Le premier coup de pression de Jean-Michel Aulas sur Rudi Garcia
Jean-Michel Aulas lors de la présentation de Rudi Garcia, mi-octobre.

Toujours engagé dans quatre compétitions différentes, l'OL continue de glisser en championnat et le spectre d'une non-qualification en coupe d'Europe la saison prochaine s'agrandit, en même temps qu'augmente la pression autour de son entraîneur...

Jean-Michel Aulas, pourtant rompu à l'exercice médiatique, n'est pas du genre à mettre sous pression ses entraîneurs, qui plus est en plein coeur d'une saison. Le président lyonnais préfère couver ses coachs et l'a encore prouvé récemment, en louant "le sens tactique sur-développé" de Rudi Garcia. Mais le successeur de Sylvinho a beau être un prodige du tableau noir, son équipe demeure dans le ventre-mou du classement (9e), à huit points du podium et seize de Marseille, dauphin d'un PSG encore intouchable.

"Rudi est arrivé dans un contexte sportif très difficile dont il n'avait pas la responsabilité. Et avec des blessés comme aucun club français n'en a connu", soutient encore Aulas dans une interview à L'Equipe ce mardi. "La différence entre la période avant Rudi et celle depuis son arrivée, c'est qu'il y a une entente quasi parfaite entre les joueurs. Je le vois tous les jours et mon jugement, c'est que c'est un bon entraîneur. Je peux me tromper, comme les consultants. Mais moi, je n'ai pas d'a priori négatif." Nommé mi-octobre, Garcia n'est évidemment pas en danger à court terme. "Je lui ai fait signer un contrat jusqu'en juin 2021. Ce dont je suis sûr, c'est que si on réussit bien la saison, il sera là pour la prochaine parce que ça fait partie de la crédibilité de dirigeant que je peux avoir, contrairement à d'autres."

"Si on est qualifié en Coupe d'Europe, il sera là"

Reste à définir les conditions à remplir pour "bien réussir la saison". Un exploit face à la Juventus Turin, en 8e de finale de la Champions League, ou une victoire en Coupe de France (1/4 de finale contre l'OM) ou Coupe de la Ligue (finale face au PSG), pourraient représenter de jolis bonus, mais l'objectif d'une nouvelle qualification pour la C1 semble prioritaire. "Evidemment que si on est qualifié en Coupe d'Europe, il sera là", poursuit Aulas, sans préciser quelle compétition il évoque exactement. L'OL est à sept points de la quatrième place, qui est pour l'instant la dernière à offrir un accessit à la Ligue Europa (la 5e et la 6e pourraient également être qualificatives selon les résultats des coupes nationales).

En cas de non-qualification pour l'Europe, "il faudra regarder pourquoi", prévient Aulas. "Il peut y avoir beaucoup d'aléas qui ne sont pas du ressort de l'entraîneur. Si, par contre, il devait y avoir un certain nombre de choses à lui reprocher, de la même manière qu'on les a reprochées à Sylvinho, il sera, comme tous les entraîneurs, soumis à l'obligation de résultats." La responsabilité de Garcia sera d'autant plus engagée, en cas d'échec, que le dernier mercato a permis de renforcer son effectif (arrivées de Karl Toko-Ekambi, Camilo et Bruno Guimaraes). Et son président ne manque pas de lui rappeler. "Ce n'est pas binaire : Europe ou pas Europe, C1 ou pas C1. Mais c'est vrai que lorsqu'on a une dimension comme l'OL, on imagine être européens tout le temps. C'est aussi pour ça qu'on lui a donné des moyens qu'il est le seul à avoir eus en France cet hiver."