OL - Lyon-PSG : les recrues ont enfin convaincu

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OL - Lyon-PSG : les recrues ont enfin convaincu
Thiago Mendes a livré un très bon match face au PSG. 6E JOURNéE L1

Décevants, voire inquiétants parfois, les joueurs recrutés l'été dernier par l'OL se sont enfin montrés à leur avantage dimanche soir, dans leur premier choc face au PSG.

Il y avait du neuf, côté lyonnais, sur la pelouse du Groupama Stadium dimanche soir. Pour affronter le Paris St-Germain, Sylvinho avait opté pour un système en 5-3-2 qui, s'il n'a pas rencontré un franc succès auprès des supporters Lyonnais venus voir du spectacle à Décines, a failli mettre en échec les champions de France (défaite 0-1). L'entraîneur brésilien de l'OL avait aussi fait le pari de lancer dès le coup d'envoi quatre des six recrues arrivées l'été dernier : Joachim Andersen, Youssouf Koné, Thiago Mendes et Jeff Reine-Adelaïde (Jean Lucas et Ciprian Tatarusanu sont restés sur le banc).

A l'exception de l'ex-Angevin, dont on a rapidement perçu l'apport au milieu de terrain à Amiens (2-2) une semaine plus tôt, ces renforts n'avaient pas encore donné l'impression d'être de véritables plus-values pour l'effectif rhodanien. Si Thiago Mendes s'était montré assez convaincant en préparation, avant de baisser de pied en août, Koné et Andersen avaient même inquiété par un manque de sérénité criant. Hier, les deux défenseurs se sont plutôt bien comportés. Après tout, à cinq minutes près, le PSG allait terminer un match sans marquer pour la première fois en soixante-trois matchs (toutes compétitions confondues) !

Thiago Mendes en patron du milieu

L'axial norvégien, entouré par Denayer et Marcelo au coeur de la défense à trois axiaux, a enfin fait preuve de solidité (9 dégagements, 2 tirs bloqués) et affiché une certaine confiance dans la relance, qui est censé être sa qualité première (94% de passes précises, 3 longs ballons réussis sur 4). L'ancien latéral du LOSC, lui, a lancé son match par une passe ratée qui a failli coûter cher, mais s'est bien repris par la suite. Isolé par le repli très parcimonieux d'Aouar, il s'est souvent retrouvé en infériorité numérique dans son couloir, mais n'a pas lâché et s'est permis de se montrer offensivement (3 centres, 3 passes avant un tir). Il a même failli remettre les deux équipes à égalité en toute fin de match, d'une frappe passée de peu à côté des buts de Navas.

La prestation de Mendes est peut-être la plus grosse satisfaction de la soirée pour l'OL. Positionné en pointe basse du milieu à trois, il a comblé les brèches, coupé les lignes de passes et empêché les Parisiens de passer par l'axe (4 duels gagnés, 3 dégagements, 2 tirs bloqués, 2 tacles) jusqu'à son repositionnement en relayeur en fin de match. Quand les Gones ont pu sortir de leurs retranchements, il s'est montré précieux dans la gestion du tempo et la conservation (59 ballons touchés, 88% de passes réussies), à l'inverse d'un Jeff Reine-Adelaïde davantage dans la provocation, malgré un certain déchet (12 pertes de balle). Voilà quelques motifs d'espoir pour Sylvinho et sa bande, toujours à la recherche d'un succès qui les fuit depuis plus d'un mois maintenant.