OM - André Villas-Boas s'inflige un gros coup de pression

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OM - André Villas-Boas s'inflige un gros coup de pression
André Villas-Boas et l'OM visent toujours le podium.

Malgré des résultats déclinants sur le mois écoulé, André-Villas Boas a rappelé que l'OM vise toujours une place sur le podium en fin de saison. Lucide et franc, il ne cache pas que son avenir dépend de la réussite de cet objectif.

Au fil de ses interventions médiatiques, on découvre chez André-Villas Boas une facette de sa personnalité que l'on ne soupçonnait pas avant son arrivée à Marseille : une franchise rare dans le microcosme des entraîneurs de Ligue 1. On en a encore eu la preuve ce vendredi, à deux jours de la réception de Strasbourg au Vélodrome, dimanche en clôture de la 10e journée.

Alors que son équipe reste sur une série de quatre matchs sans victoire (3 nuls et 1 défaite), le portugais (42 ans) n'a pas fait dans la langue de bois pour avouer que le niveau affiché ces dernières semaines est "insuffisant. On a été en difficultés sur les quatre derniers matchs. On paie cher cet effectif un peu court". Tout en admettant que ses joueurs sont dans l'impasse, il n'hésite pas à remettre en cause la gestion de son effectif par ses dirigeants lors du dernier mercato.

Villas-Boas met son avenir en jeu

Malgré des circonstances atténuantes, auxquelles il convient d'inclure les blessures (Thauvin, Alvaro) et suspensions (Kamara, Payet) de joueurs importants, Villas-Boas ne se cache pas et assume. "Je me suis déjà mis la pression en annonçant que je veux finir sur le podium", a-t-il rappelé, alors que l'OM pointe actuellement au 8e rang. "Cet objectif reste établi. Si je le rate, je suis le responsable et c'est à la direction de décider si on continue ou non."

Sous contrat jusqu'en juin 2021, Villas-Boas n'hésite pas à mettre son propre avenir en jeu. "J'en suis à dix ans de carrière et j'aime assumer mes responsabilités", a poursuivi l'ancien coach de Porto, Tottenham ou encore Chelsea. "C'est la responsabilité du coach d'assumer des objectifs, ratés ou non. Quand j'ai rencontré Jacques-Henri (Eyraud) et Andoni (Zubizarreta), c'est l'objectif qui était fixé. Il y a eu des changements, des blessures, des suspensions, mais l'objectif reste le même."