à la une
Jeudi 13 Aout

OM - Aulas, Desplat... Jacques-Henri Eyraud se défend face aux attaques de ses confrères

Commentaire(s)
OM - Aulas, Desplat... Jacques-Henri Eyraud se défend face aux attaques de ses confrères
Jacques-Henri Eyraud sort du silence.

Le président de l'OM, qui s'est accroché avec plusieurs de ses confrères durant la crise du covid-19, explique pourquoi il n'a pas voulu se démonter face aux attaques qu'il a subies, directement ou par médias interposés.

Les querelles entre présidents de Ligue 1 et Ligue 2 ont fait couler beaucoup d'encre depuis le début de la crise, mi-mars. Jean-Michel Aulas en a été l'un des protagonistes les plus réguliers, mais Jacques-Henri Eyraud n'était pas en reste. Le président marseillais s'est retrouvé mêlé à des passes d'armes fréquentes avec son homologue lyonnais, mais également avec Bertrand Desplat (Guingamp), avec qui le ton serait même très sérieusement monté au cours d'une assemblée générale de la LFP, le mois dernier. "Les épisodes auxquels vous faites référence se sont déroulés dans un cadre privé", rappelle JHE dans les colonnes de France Football, tout en rappelant que, "mis à part une tribune dans le JDD, (il s'est) abstenu de tout commentaire sur les collègues". "Je le précise, car tout le monde n’a pas eu cette ligne de conduite", ajoute-t-il.

Une fois cette précision faite, Eyraud explique pourquoi il a ressenti le besoin de se faire entendre au cours de ces réunions au sommet du football français. "J’ai l’habitude de combattre pour mes idées, de les mettre sur la table et d’aller dans le débat, même s’il peut être houleux. Je dois faire entendre la voix de l’OM", poursuit-t-il. "La première année dans les instances, j’ai beaucoup observé, écouté, je suis resté en retrait, pour bien comprendre le fonctionnement, les dynamiques de groupes entre présidents. Mais là, c’est la crise, il faut travailler, discuter, prendre des décisions majeures pour le foot français et j’essaie d’occuper la place qui est la mienne. Ni plus ni moins."

Eyraud répond aussi aux critiques émises par certains de ses confrères, la plupart portant sur son manque d'expérience dans un milieu qu'il ne fréquente que depuis fin 2016 et le rachat du club provençal par Frank McCourt. "Alors, certains ont dit que j’étais un jeune président. Je le prends comme un compliment. La jeunesse n’est pas une question d’âge, c’est un état d’esprit", devise le patron de l'OM. "Il y a besoin d’idées nouvelles, parfois un peu dérangeantes, sinon on n’aura pas fait notre job car notre gouvernance est inadaptée aux enjeux du XXIe siècle. Il faut réformer et même réinventer tout cela rapidement. Et puis le coup du jeune président, c’est ce qu’on balance quand on n’a plus d’argument."