OM - La brouille Payet - Rami, symbole d'une équipe coupée en deux ?

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OM - La brouille Payet - Rami, symbole d'une équipe coupée en deux ?
La brouille Payet - Rami, symbole d'un problème plus grave ? PSG OM PAYET THAUVIN RAMI 11E JOURNéE L1 STROOTMAN

Le coup de sifflet final d'OM - Lazio (1-3) tout juste sifflé, Dimiti Payet et Adil Rami se disputent longuement. Une affaire banale selon les deux hommes, défendus par Rudi Garcia... mais il se pourrait que cette dispute soit symbolique des divisions de l'équipe phocéenne.

"Jouer en équipe". Luiz Gustavo a déjà évoqué cette envie après les défaites de l'OM contre le LOSC, l'OL, et, plus récemment, contre la Lazio. Des mots pas si anodins au vu de l'altercation entre Adil Rami et Dimitri Payet, jeudi soir, après le coup de sifflet final de l'arbitre sur une nouvelle défaite phocéenne. Les reproches du défenseur ? Le manque d'implication défensive de son capitaine sur la dernière relance italienne. L'arbitre a certes sifflé avant que l'action ne puisse aller à son terme, mais Dimitri Payet semblait avoir déjà rendu les armes depuis plusieurs secondes, immobile le long de la touche...

Une attitude très peu appréciée par les éléments défensifs de l'OM, Adil Rami en tête. Cette petite dispute "arrive dans tous les groupes", "montre une réaction des joueurs", appuyait Rudi Garcia en conférence de presse... mais elle lui a paru suffisamment importante pour intervenir, ce vendredi, pendant l'entraînement. La brouille serait en effet symptomatique d'une "fronde" des défenseurs à l'égard de leurs attaquants, absents lors des tâches défensives. Kostas Mitroglou serait notamment visé pour son peu d'implication lors de la première passe des relances adverses. Florian Thauvin et Clinton N'Jie semblent également avoir été déjà visés cette saison. Lucas Ocampos, moins.

Portes ouvertes en défense

L'OM a déjà encaissé 16 buts cette saison. Deux fois plus que Lille deuxième. Seul Strasbourg (18) est plus perméable parmi les dix premiers de Ligue 1... un problème jusqu'ici insolvable pour Rudi Garcia. Duje Caleta-Car est encore juste au niveau de l'adaptation, il ne donne aucune garantie. Tomas Hubocan et Aymen Abdennour n'ont pas la confiance du coach. Reste Boubacar Kamara, en pleine ascension, mais dont la prestation contre la Lazio montre des lacunes. Finalement, Adil Rami fait figure de meneur, un meneur moins précieux depuis la coupe du Monde et qui semble attendre son habituel partenaire, Rolando...

Et si le Portugais a rejoué avec la réserve et devrait rapidement retrouver le groupe phocéen, difficile de lui donner les clés de la défense après une absence de six mois. D'après L'Equipe, entre un XI coupé en deux, une défense en grande difficulté et un milieu loin de combler les attentes, certains joueurs ont été rassurés par leur non-titularisation contre la Lazio. Un bien mauvais signe, appuyé par des brouilles internes, cristallisées autour de Kevin Strootman. Arrivé cet été depuis Rome, le Néerlandais jouit du deuxième meilleur salaire du club, juste derrière Dimitri Payet. Ses émoluments auraient fait jalouser le capitaine, mais Florian Thauvin également : Strootman gagne 50% de plus que lui.

Souder l'équipe autour du Classique

Des jalousies amplifiées par l'apparente impunité dont bénéficie pour l'instant le Néerlandais. Pas au niveau, en grande difficulté sur une grande partie des rencontres auxquelles il a participé, le milieu de terrain n'est pas le relayeur attendu pour appuyer le travail de Luiz Gustavo. Autant de critiques devant lesquelles Rudi Garcia tente de s'élever. Vendredi, le coach a repris tout le monde de volée. Pour remettre l'équipe au pas. Pour l'obliger à revenir aux fondamentaux, également. Avant le Classique (dimanche, 21 heures), les joueurs phocéens reverront l'OM - PSG de la saison dernière. Pour voir comment ils avaient failli l'emporter... et retrouver le mental et la cohésion qui leur manquent.