Selon l'AFP, Leonardo aurait annoncé ce jeudi matin à Antoine Kombouaré son renvoi du poste d'entraîneur du Paris Saint-Germain d'après une source proche du technicien. Au lendemain de la victoire à Saint-Etienne (0-1) et du titre de champion d'automne, la nouvelle devrait être rendue officielle dans l'après-midi."L'éviction d'Antoine lui a été signifiée aujourd'hui (jeudi) par Leonardo", a ainsi précisé cette source à l'Agence France Presse. L'ensemble du staff parisien serait concerné. Les bruits courent sur sa succession. Comme pressentie depuis plusieurs semaines, Carlo Ancelotti tiendrait la corde pour lui succéder mais aussi Frank Rijkaard, selon la presse transalpine. Les noms de Claude Makélélé et Guus Hiddink étaient déjà évoqués dans les semaines précédentes.
Pourtant leader avec un total impressionnant de 40 points, Antoine Kombouaré paie là les ambitions démesurées des nouveaux investisseurs qataris. Fragilisé dès leur arrivée au cours de l'été, le technicien Kanak semblait prendre la voie d'une mission quasi-impossible. Au Qatar, on parle d'un manque de spectacle et d'un soucis d'image à l'échelle mondiale. De quoi irriter le cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, nouveau propriétaire du PSG. A plusieurs reprises, le limogeage de Kombouaré avait été évoquée. Début novembre, Leonardo confirmait avoir rencontré Carlo Ancelotti. A l'issue du Clasico (3-0), le 27 novembre dernier, suivi quelques jours plus tard d'un revers fatal en
Ligue Europa à Salzbourg (2-0), sa position paraissait plus qu'incertaine. Mais l'ancien entraîneur de Valenciennes conservait la barre d'un bateau qui tanguait.
Kombouaré paie également sa gestion délicate des différents égos qui composent son équipe. Entre Nenê, Pastore, Menez et Gameiro, le quatuor offensif du PSG version QSI ne respire pas la joie de jouer ensemble. Javier Pastore traîne des pieds actuellement quand Jérémy Menez et Kévin Gameiro souffrent d'un manque de solidarité mutuelle. Malgré le soutien permanent de ses joueurs, Antoine Kombouaré n'a pas résisté. Ou plutôt, les dirigeants qataris n'ont pas résisté à leurs folles envies de grandeur et de rayonnement à l'échelle internationale.