PSG - Les messages subliminaux de Thiago Motta...

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PSG - Les messages subliminaux de Thiago Motta...
Thiago Motta s'est longuement confié sur sa saison compliquée. PSG THIAGO MOTTA EMERY ANTERO HENRIQUE

Alors qu'il s'apprête à mettre un terme à sa carrière de joueur, Thiago Motta se livre sans concession sur son passage au PSG dans un entretien à L'Equipe. Il revient notamment sur cette saison, compliquée sur le plan personnel, en émettant quelques critiques plus ou moins masquées...

Tout le monde le sait, Thiago Motta est un joueur réputé pour son vice, sa malice, sa capacité à donner des coups, annihiler des actions adverses sans que cela ne se voit. Dans l'interview qu'il donne ce matin au journal L'Equipe, l'expérimenté milieu de terrain italien (35 ans) agit un peu de la même manière, émettant quelques critiques voilées sur certaines têtes pensantes du Paris St-Germain. Mais tout en diplomatie...

Antero Henrique est le premier visé quand Motta regrette la manière dont se sont déroulées les discussions autour de son contrat l'été dernier. "A cause de ma situation contractuelle et du fait que j'ai tardé à signer mon contrat, alors même que l'on était d'accord. Franchement, je n'ai pas passé de bonnes vacances", avoue-t-il, avant que notre confrère l'interroge sur le rôle du directeur sportif dans ce dossier. "Je ne donne pas de nom", rétorque TM. "J'étais très inquiet, trop même."

L'ancien Barcelonais, qui vit sa dernière saison en tant que joueur avant de prendre en main l'équipe U19 du PSG, explique même que ces négociations prolongées ont pu causer les pépins physiques récurrents qu'il a connus ces derniers mois. "Ce n'est pas une excuse, mais c'est la réalité. Les vacances sont faites pour se reposer physiquement et psychologiquement [...] Je n'ai pas eu de vacances l'été dernier. Cela m'a perturbé et je me suis blessé au ménisque." Le début d'un long calvaire...

Le management d'Unai Emery remis en cause

Après un hiver compliqué, le numéro 8 Parisien a manqué LE rendez-vous de la saison du PSG, le 14 février, un huitième de finale aller de C1 perdu sur la pelouse du Real Madrid (3-1). Cette fois, c'est envers Unai Emery qu'il semble nourrir une certaine rancoeur. "Pendant un mois, au Camp des Loges, j'ai tout fait pour revenir au top pour ce match et l'entraîneur a choisi de ne pas me retenir [...] Il ne s'agit pas de savoir si je l'ai compris ou pas. Maintenant je me mets dans la peau d'un entraîneur et, quand le coach a son idée, il faut la respecter et c'est respectable. Après, si je suis d'accord ou pas, ça ne change rien. Je voulais jouer et je me sentais capable de le faire."

Par la suite, Motta confie avoir eu une explication avec son entraîneur, "à un moment où il fallait clarifier certaines choses" selon lui. "Je commençais à entendre certaines choses qui ne me plaisaient pas et j'en ai parlé au coach. Après, j'étais triste de ne pas être convoqué. Moi, comme entraîneur, quand je prendrai une décision, ce sera parce que je pense que c'est la bonne. Après, je peux me tromper, l'entraîneur aussi. C'est sa responsabilité. Comme joueur, j'étais triste car je pouvais rendre service, peut-être pas sur le terrain, mais je pouvais être dans le groupe pour aider."

Plus qu'une véritable critique, Thiago Motta émet un autre reproche au technicien basque, dont il semble avoir eu du mal à comprendre sa manière de "tout contrôler"... Questionné sur le manque de leaders supposé du PSG, il répond d'abord que "pour avoir des leaders, il faut leur donner de l'espace pour s'exprimer, des responsabilités." Puis, il fait une comparaison entre le management d'Emery et celui d'Ancelotti, peu flatteuse pour le premier cité. "Carlo (Ancelotti) était capable de me dire : 'Aujourd'hui, contrôle le milieu de terrain.' Là, tu te sens impliqué et, si ça se passe mal, c'est de ta faute, pas de celle du coach. Pour moi, on te donne une responsabilité et tu l'assumes. D'autres joueurs ici ont assumé également. Si l'entraîneur travaille différemment, il faut l'accepter. Ce n'est pas une critique envers Unai (Emery), il aime tout contrôler. Ça peut être bien aussi, mais on ne peut pas dire ensuite qu'il n'y a pas de leader."