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PSG - Un nouveau titre mais une prestation d'ensemble qui suscite des interrogations...

Neymar (PSG) a inscrit l'unique but de la rencontre.
Neymar (PSG) a inscrit l'unique but de la rencontre. FINALE CDF

Vainqueur mais copieusement malmené par l'AS Saint-Etienne, le Paris Saint-Germain n'a pas convaincu pour son match de reprise. S'il a effacé l'accroc rennais de la saison passée, le club de la Capitale semble encore loin du compte et sa prestation suscite des interrogations.

Vendredi soir, au Stade de France, le Paris Saint-Germain a remporté sans briller la treizième Coupe de France de son histoire, la cinquième en six ans. Au terme d'une prestation d'ensemble sans relief, les Rouge-et-Bleu sont venus à bout de Verts engagés et accrocheurs (1-0, résumé et notes) et restent toujours en course pour réaliser un quintuplé retentissant. Mais, pour atteindre cet objectif, les joueurs de la Capitale vont devoir faire plus, beaucoup plus. Copieusement malmené par l'AS Saint-Etienne, même en supériorité numérique, le Paris Saint-Germain, et c'est peu de le dire, n'a pas fait une grosse impression dans l'antre dyonisienne.

Dès l'entame de la rencontre, les protégés de Thomas Tuchel ont souffert face au bon pressing ligérien et ont eu du mal à déployer leur jeu. L'ouverture du score de Neymar, sur une fulgurance de Kylian Mbappé, a certes montré que les Parisiens sont toujours capables de faire mal à tout moment, mais à une semaine d'une finale de la Coupe de la Ligue face à l'Olympique Lyonnais et à dix-neuf jours du quart de finale de Ligue des Champions face à l'Atalanta Bergame, le compte n'y est pas, clairement pas. Oui, il s'agissait d'un match de reprise, le premier officiel, mais au lendemain de cette prestation poussive, de nombreux domaines suscitent des interrogations.

Impossible, bien évidemment, de ne pas mentionner la sortie sur blessure de Kylian Mbappé, victime d'un tacle non maîtrisé de Loïc Perrin et sérieusement touché à la cheville droite. Sans le détonateur de son attaque, qui avait fait la différence sur toutes ses prises de balle, le Paris Saint-Germain est logiquement apparu emprunté. La peur de la blessure peut également s'entendre. Mais cela n'explique par les multiples erreurs techniques inhabituelles et un manque de peps flagrant dans les courses, les enchaînements et les duels. Clairement, dans le secteur physique, les hommes de Thomas Tuchel ne sont pas encore vraiment prêts. Bien sûr, et c'est une donnée qui doit rassurer, il est difficile d'occulter l'idée que le Paris Saint-Germain a axé sa préparation physique pour atteindre son pic de forme pour la Ligue des Champions.

Mais il faudra aussi retravailler la finition. Si les Parisiens ont tremblé jusqu'au bout, malgré leur supériorité numérique, c'est parce qu'ils n'ont jamais réussi à se mettre à l’abri. Pourtant, les occasions de réaliser le break ont été nombreuses (25ème, 45ème+ 2, 45ème+ 7, 59ème, 72ème, 84ème). Alors oui, Jessy Moulin a réalisé une très grande finale, mais les coéquipiers de Neymar ont affiché un manque de réalisme inhabituel et inquiétant. Impressionnants lors des matches amicaux (20 buts marqués en trois parties), les gâchettes parisiennes sont globalement passées à côté hier soir, à l'image d'un Mauro Icardi discret voire fantomatique. Le secteur offensif n'est pas le seul à blâmer, plusieurs joueurs sur les autres lignes évoluant également très en-dessous de leur niveau habituel... À trois semaines de son grand rendez-vous, il est évident que le Paris Saint-Germain, qui a certes assuré l'essentiel, n'est pas prêt.