TFC - Après les incidents, Olivier Sadran sort du silence

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TFC - Après les incidents, Olivier Sadran sort du silence
Olivier Sadran, le président du TFC. 18E JOURNéE L1

Après les incidents survenus lors de la rencontre face au Stade de Reims (0-1), samedi soir en Ligue 1, Olivier Sadran, le président du TFC, est sorti du silence. Le dirigeant a notamment proposé aux abonnés mécontents de leur rembourser la seconde moitié de la saison.

Hier soir, au sortir d'une nouvelle prestation d'ensemble très décevante, le Toulouse Football Club s'est incliné face au Stade de Reims (0-1, analyse), lors de la 18ème journée de Ligue 1. Un nouveau revers, le huitième de rang en championnat, marqué par des incidents avec les supporters mécontents avant et après le coup de sifflet final. Une situation déplorable sur laquelle le président des Violets, Olivier Sadran, est revenu dans un long entretien accordé à La Dépêche du Midi.

"Les gens pourront rendre leur abonnement et seront remboursés"

"La violence n'est jamais une solution", a-t-il rappelé en préambule. "Personnellement, je vais en tirer un certain nombre de conclusions. En premier lieu, ce club, je le porte financièrement et je continuerai jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à ce que quelqu'un en soit capable", a-t-il poursuivi auprès de nos confrères. Le dirigeant des Pitchouns a ensuite promis de proposer aux abonnés ne désirant plus venir au Stadium le remboursement de la deuxième partie de saison.

"Dès lundi, les gens qui ne voudront pas participer à la phase retour, ne plus aller au stade, pourront rendre leur abonnement au Stadium et seront remboursés pour la deuxième partie de la saison. On propose un spectacle qui n'est pas digne d'être payé, donc le processus est normal. On est désolés, bien sûr, car on a besoin d'eux, c'est certain, pour se sauver", a estimé Olivier Sadran (50 ans), président du Téfécé depuis 2001.

Sadran remet en cause le professionnalisme des joueurs

S'il de dit prêt à prendre ses responsabilités, le boss des Violets appelle aussi ses joueurs à en faire de même, les tenant pour principaux responsables de la situation catastrophique de l'équipe, lanterne rouge du classement (12 points, 3 victoires, 3 nuls et 12 défaites) : "Puisque les coaches tournent, ce sont les joueurs, lesquels sont là pour la plupart depuis quelques saisons, qui sont à même d'être pointés du doigt", a-t-il affirmé, et de préciser ses propos.

"Les attitudes d'un certain nombre d'entre eux ne correspondent pas à des comportements de professionnels. C'est clair, non ?", a-t-il poursuivi, dépité par la plus longue série de défaites de l'histoire du Téfécé dans l'élite, et de conclure sans équivoque : "Si je m'interroge sur ma direction au TFC, qui n'est pas bonne, les joueurs doivent aussi se poser des questions. On doit, tous, se demander ce qui fait l'échec de ce club."