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Samedi 6 Juin

TFC - Le choix Denis Zanko, le message adressé au groupe... le président Sadran livre ses vérités

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TFC - Le choix Denis Zanko, le message adressé au groupe... le président Sadran livre ses vérités
Olivier Sadran, le président du TFC.

Plutôt rare devant les médias, Olivier Sadran (50 ans), le président du Toulouse Football Club, a pris la parole ce lundi en début de soirée. "Touché et attristé par l'état du club", qu'il a repris en 2001, le boss des Violets n'a pas manié la langue de bois et a tenté d'éteindre l’incendie régnant dans la ville rose.

Face aux journalistes, Olivier Sadran est d'abord revenu sur la nomination de Denis Zanko (55 ans) à la place d’Antoine Kombouaré (56 ans), démis de ses fonctions hier matin après l'élimination honteuse concédée en Coupe de France. "Denis Zanko a pris l'équipe. Il est préposé pour finir la saison et j'espère aller au delà. On est dans une situation catastrophique, la pire de l'histoire du club je pense, la pire depuis le rachat en 2001 en tout cas", a-t-il lancé face à la presse. "Nous ne sommes plus un club stable au niveau des entraîneurs. C'est un constat d'échec. Denis Zanko connaît l'effectif, les joueurs. Il y a une situation d'urgence. Ce n'est pas un cadeau pour lui, je le remercie d'ailleurs de relever ce challenge. Ça me semble être la meilleure solution", a-t-il poursuivi, et de préciser que tout le staff technique était maintenu dans ses fonctions : "Ce sont des gens sérieux, professionnels et engagés. À date, tous les adjoints sont en Espagne et aucun ne m'a fait part de sa volonté de ne pas continuer".

Lanterne rouge de la Ligue 1 (3 succès, 3 nuls et 13 défaites), le Téfécé déplore cinq longueurs de retard sur le premier non-relégable. L'espoir d'un maintien dans l'élite est donc permis. Mais, pour atteindre cet objectif, les Violets vont devoir afficher un tout autre visage lors de cette seconde partie de saison. Ce qui ne sera vraisemblablement pas chose aisée puisque l'effectif est en sérieux manque de confiance selon les dires du patron toulousain : "Je leur ai dit que nous étions dans une situation catastrophique, qu'on était à l'heure actuelle en Ligue 2 mais qu'on pouvait encore remonter en Ligue 1. Ça a été dit très calmement. Cinq points, sur dix-neuf matches, ça peut se remonter. Je sens chez eux beaucoup de peur, de perte de confiance, y compris chez les plus expérimentés. Dans ces moments là, il faut travailler sur des choses simples, comme bien défendre en premier", a révélé Olivier Sadran, et de conclure en appelant à l'union sacrée : "J'ai essayé de leur donner beaucoup d'espoir. Mais le message de l'espoir ne vaut rien sans l'effort... Il ne vaut rien sans la volonté commune".