Tunis - José Anigo explique sa démission de l'Espérance de Tunis


José Anigo est sans club depuis deux mois.
Tunis - José Anigo explique sa démission de l'Espérance de Tunis

Près de deux mois après sa démission de l'Espérance de Tunis, José Anigo revient aujourd'hui sur les raisons de son départ. Au-delà de certains différends avec sa direction, l'ancien dirigeant Marseillais explique que des problèmes personnels sont également entrés en ligne de compte.

L'expérience tunisienne aura tourné court pour José Anigo. Intronisé au poste d'entraîneur de l'Espérance de Tunis le 21 juin, l'ancien directeur sportif de l'OM en démissionnait moins d'un mois plus tard, avec, à son actif, quatre défaites pour deux petites victoires. Un bilan peu glorieux, qui l'aura donc conduit à rendre son tablier beaucoup plus tôt que prévu. Mais d'autres raisons expliquent ce départ précipité. Tant au niveau professionnel que personnel... Dans sa chronique publiée sur France Football, Anigo explique en premier lieu que tout ne s'est pas passé comme on le lui avait promis, à son arrivée dans le club du quartier de Bab Souika.

"En fait, j’ai très vite compris que j’avais fait une erreur de timing en m’engageant avec l’Espérance de Tunis. J’ai peut-être été un peu naïf sur ce coup-là", pense-t-il. "Ce n’est qu’une fois en place que j’ai découvert quelques petits mensonges par omission. On a, par exemple, oublié de me préciser que les meilleurs joueurs allaient partir (...) Je me suis aussi petit à petit rendu compte que le manager ne me tenait pas au courant des mouvements. Sur les onze arrivées intervenues durant mon séjour, je n’ai été alerté au préalable que pour une seule ! Le ratio n’est pas terrible, hein ?"

Mais au-delà des difficultés rencontrées avec sa direction, José Anigo a surtout souffert de l'éloignement avec sa famille. "À la suite de l’attentat de Sousse (occasionnant la mort de 39 personnes en juin dernier), ma femme et ma fille, qui étaient venues me rejoindre sur place à Tunis, ont pris peur et ont décidé de revenir s’installer à Marrakech", confie Anigo. "Je me suis vite aperçu que ça ne le ferait pas. Je n’ai pas supporté cette solitude. C’est là que je me suis rendu compte que le traumatisme lié à la disparition d’Adrien (son fils, assassiné à Marseille en septembre 2013) est encore profond."