
Euro 2012 - Groupe A : Le plus indécis, le moins relevé
Plasil et la République Tchèque ont la place pour passer
Groupe A : Pologne, Grèce, République Tchèque, Russie
Alors que les autres poules laissent présager de grandes envolées lyriques sur les terrains polonais et ukrainiens, le premier groupe de cet Euro 2012 a accouché d'une composition aussi homogène qu'indécise. Co-organisatrice de la compétition, la Pologne a ainsi une voie royale pour réussir son Euro.
La Pologne n'a plus le choix
Jerzy Dudek a d'ores et déjà prévenu : "Si on ne sort pas de ce groupe, on est des nuls." L'ancien portier international polonais est clair, il n'y a pas d'autres alternatives pour son pays de passer une phase de poule à sa portée. Car si l'équipe de France a été épargné au tirage, la Pologne peut en dire autant. Pas d'Allemagne, d'Italie ou d'Angleterre mais la Russie. Pas de Portugal ni même de Croatie mais la Grèce. Encore moins les Bleus mais la République Tchèque. Le scénario idéal. Fraîchement naturalisé, le défenseur de Sochaux Damien Perquis n'a pas tardé à réagir pour avouer la clémence du tirage. "C’est un groupe abordable mais il n’y a pas de petits groupes, ni de petites équipes. Toutes les équipes ont un bon niveau. Compte-tenu des équipes qu’on pouvait tirer, on est bien loti. A nous de jouer pour que ça passe." Avant d'ajouter que "la Grèce a un passé dans l’Euro. On a des qualités et à nous de les montrer. Je mets la République tchèque et la Russie sur le même pied d’égalité. Ce sont deux équipes qui jouent bien au football avec beaucoup de technique et très rapide. C’est un football de l’Est très dangereux."
La République Tchèque revient
En pleine reconstruction, la République Tchèque se relève progressivement de son absence au Mondial sud-africain en 2010. Depuis deux saisons, Michal Bilak tente d'ammener un souffle nouveau à une formation qui a eu du mal à se séparer de ses anciennes gloires telles que Jan Koller ou le ballon d'or Pavel Nedved. Un renouveau marqué par le capitaine Tomas Rosicky ainsi que les deux cadres, Petr Cech et Jaroslav Plasil. La double victoire face au Monténégro lors des barrages (2-0, 0-1) ont assuré le retour des tchèques sur la scène internationale. A confirmer dans une poule loin d'être la plus relevée.
Objectif 2018 pour la Russie
A l'issue d'un parcours sérieux et régulier, la Russie a su se qualifier dans une poule homogène en compagnie de l'Irlande et la Slovaquie. Séduisante en 2008, la sélection d'Europe de l'Est avait manqué le coche en 2010 lors des barrages du Mondial sud-africain. Moment choisi par Guus Hiddink pour rendre le flambeau. Dick Advocaat lui succède alors et reconstruit sa formation. Emmené par son capitaine Andreï Arshavin, la Russie retrouve de l'appétit et de l'ambition. L'échéance est encore lointaine mais la coupe du Monde 2018 arrivera rapidement. L'entrée dans une nouvelle ère pour le football russe. Un tournant à négocier de la meilleure des manières.
La Grèce et le souvenir de 2004
Le 12 juin 2004. Match d'ouverture face à l'hôte de la compétition, le Portugal. La Grèce s'impose deux buts à un. Un mois plus tard, elle remporte son premier et seul titre européen. Huit ans plus tard, la Grèce ne fait toujours pas figure de favori, pas même d'outsider. Mais le 8 juin prochain, elle jouera le match d'ouverture à Varsovie face à la Pologne. Hasard du tirage au sort, coïncidence du destin, les Grecs pourraient bien y voir un signe. En gérant de fort belle manière ses éliminatoires, la formation de de Fernando Santos arrive avec quelques certitudes bien légitimes. Derrière ses emblématiques champions d'Europe, Giorgios Karagounis et Angelos Charisteas, la sélection hellénique reste vieillissante. Mais pleine d'expérience.
G.B,
MadeInFOOT.com
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Joyeux anniversaire !!!

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